Demi Vollering : « C'est plus facile parce que le parcours s'y prête »

Crédit photo Philippe Pradier - DirectVelo

Crédit photo Philippe Pradier - DirectVelo

Il n'y a pas eu d'accrocs pour l'équipe des Pays-Bas. Parfois critiquée pour ses tactiques difficiles à comprendre et une cohésion moyenne, la formation néerlandaise n'a cette fois rien raté dans sa course, au Championnat d'Europe Femmes. Le train orange a pris les choses en main très tôt dans la course, avant que Demi Vollering ne s'envole dans la montée de Saint-Romain-de-Lerps, à 39 kilomètres du but. La sociétaire de FDJ-Suez va porter pour la première fois le maillot étoilé, lequel reste dans la maison batave pour la neuvième fois, en dix éditions. C'est une Demi Vollering heureuse qui s'est présentée en conférence de presse, où DirectVelo était présent.


DirectVelo : Que représente pour toi ce maillot de Championne d'Europe ?
Demi Vollering : Ça représente beaucoup. C’est toujours formidable de porter un maillot distinctif, mais celui-ci est vraiment spécial. C’est un rêve pour chaque cycliste de pouvoir porter un maillot comme celui-là. Et pour moi, ce rêve se réalise aujourd’hui. Je suis très fière que nous ayons réussi à le faire à nouveau. Et je pense aussi qu'avec la manière dont nous avons couru aujourd'hui, je n’ai eu qu’à conclure le travail de l'équipe, car nous avons fait la course parfaite.

D'autant que l'équipe des Pays-Bas a parfois été critiquée pour ses problèmes de cohésion...
Pour moi, j’ai toujours vu une équipe. Mais c’est toujours plus facile à dire quand on gagne. Alors bien sûr, tout le monde dit : “Cette fois, on a vraiment vu une équipe.” Mais aux Mondiaux aussi, on formait une équipe. Simplement, on n’avait pas les jambes pour conclure. C’est toujours plus simple quand tu gagnes, parce que tout le monde voit l’équipe, et on pense que tout a été parfait. Quand tu ne gagnes pas, il y a beaucoup de critiques.

« ON A BESOIN DE ÇA POUR REMETTRE LES CHOSES AU CLAIR »

Le changement d'entraineur a aussi changé la donne ?
Là, c’était clair dès le départ : on savait exactement comment courir. Et parfois, c’est plus facile parce que le parcours s’y prête. À Kigali, c’était différent, on ne sait jamais vraiment dans quel état sont les autres. Le parcours d’aujourd’hui, avec la longue montée, me convenait bien. Si tu peux faire la différence là, ensuite c’est jusqu’à l’arrivée. Et si tout le monde connaît ce plan, c’est plus facile de rester concentrées dessus. Mais comme je l’ai dit, ça dépend toujours du parcours.

Quel bilan fais-tu de ta saison, avec des hauts et des bas...
Je pense que l’année avait très bien commencé pour moi avec la victoire sur les Strade Bianche, puis la Vuelta et d’autres courses espagnoles. Jusqu’ici, tout allait très bien. Mais pendant toute la saison, je n’avais qu’un seul objectif en tête : le Tour et les Championnats du Monde. Et là, j’ai échoué. Mais parfois, on a besoin de ça pour remettre les choses au clair. Je n’abandonne jamais le combat pour aller chercher des résultats. Aujourd’hui, je porte ce maillot, qui est un très beau maillot. C’était une saison avec des hauts et des bas, mais c’est normal dans une année aussi longue.

Tu vas pouvoir porter le maillot d'ici la fin de la saison ?
Oui, j’ai encore une course en Italie. J’ai appelé mon directeur sportif pour lui demander s’il pouvait me faire le maillot à temps. Il m’a dit qu’il faisait tout son possible. J’espère vraiment pouvoir le porter là-bas.

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