Bruno Armirail : « Cette fois, ils étaient presque tous là »

Crédit photo Philippe Pradier / DirectVelo
Avant de prendre le départ du Championnat d’Europe du contre-la-montre ce mercredi, Bruno Armirail n’était pas vraiment rassuré. “C’était un peu particulier : à l’échauffement, je ne me sentais vraiment pas bien du tout”, confie-t-il à DirectVelo. Pendant l’épreuve, il a retrouvé ses jambes par moments mais il a fallu lutter contre le vent, ce qui n’a pas toujours été simple pour le Champion de France. “Je n’arrivais pas à tenir le vélo avec les grosses rafales de côté, c’était compliqué. J’avais l’impression de ne pas appuyer beaucoup sur les pédales, de plus tenir le vélo que de pousser les watts. Mais c’est comme ça”.
« UN BEAU TRACÉ »
L’habituel coureur de Decathlon AG2R La Mondiale aurait aimé un Top 5 mais il doit se contenter d’un fond de Top 10. “Le niveau était très élevé, peut-être même plus relevé que sur certains Grands Tours. Quand je termine 4e au Tour ou sur la Vuelta, c’est déjà très haut, mais ici, quasiment tous les meilleurs rouleurs du monde étaient présents. Contrairement au Mondial où il manquait beaucoup de spécialistes, cette fois ils étaient presque tous là”.
Le tracé proposé aux meilleurs rouleurs européens a séduit le 8e du Mondial de Kigali. “C’était un très beau chrono. La bosse d’arrivée faisait mal, et le vent a beaucoup joué, mais j’ai bien aimé”. Et ce même s’il aurait préféré un terrain plus vallonné. “Vous allez dire que je suis difficile. Au Mondial je trouvais ça trop dur, et là c’était un peu trop plat. Mais c’était un beau tracé”, sourit-il.
« UN PEU DE REPOS FERA DU BIEN »
Depuis son retour du Rwanda en milieu de semaine dernière, il a surtout pensé à récupérer. “L’enchaînement Tour, Vuelta et Mondial commence à peser. J’ai fait deux petites séances de chrono. Je suis rentré jeudi soir et reparti dimanche après-midi, donc ce n’était pas évident de bien me préparer”. Il en est aujourd’hui à 82 jours de course. “C’est déjà énorme... En plus des stages et tout ce qu’il y a autour, ça fait beaucoup. Je ne vais pas dire « vivement la coupure », mais un peu de repos fera du bien”.
Sa saison n’est pas tout à fait terminée. Ce jeudi, il sera l’un des moteurs de l’équipe de France sur le relais mixte. “C’est un vrai objectif pour nous. Il y a de très belles équipes au départ, donc ce sera difficile, mais on est passé à cinq secondes du maillot de Champion du monde. On a envie d’aller chercher celui de Champion d’Europe”.
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