« La course la plus désagréable de l’année » : Tom Pidcock en avait plein les chaussettes
Crédit photo Patrick Pichon / FFC
Désagréable, déplaisante, pénible… Traduisez le mot « unenjoyable » comme bon vous semble. Une chose est sûre : Tom Pidcock a énormément souffert et pris très peu de plaisir, ce dimanche, lors du Championnat du Monde au Rwanda. “C’était la course la plus désagréable de l’année”, a-t-il donc lâché à nos confrères d’Eurosport après la ligne, au début de l’habituelle longue zone mixte réservée à tous les journalistes télé, radio, et enfin presse écrite.
Comme bien d’autres des 30 athlètes qui sont allés au bout de ce terrible Mondial de 267 kilomètres, le Britannique a eu du mal à trouver les mots et, surtout, plus vraiment le courage de faire de longues phrases en interview. Il synthétise tout de même sa course ainsi : “pour être honnête, je ne me sentais pas très bien dans les premiers kilomètres, puis je me suis remis dedans, pour finalement exploser à la fin. Je ne sais pas trop quoi dire d’autre, si ce n’est que c’était terrible, éprouvant”.
Un temps en contre dans un groupe de cinq avec Remco Evenepoel, Ben Healy, Jai Hindley et Mattias Skjelmose, il a bien cru pouvoir revenir sur Tadej Pogacar et jouer le titre. “Je me suis dit que tout était possible”. Mais pas bien longtemps. “Ça m’a ensuite complètement lâché”. Récent 3e du Tour d’Espagne, Tom Pidcock en avait plein les chaussettes lors des trois derniers tours de circuit, et termine finalement à plus de neuf minutes de Tadej Pogacar, mais tout de même dans le Top 10. “Je suis le meilleur de ceux qui sortent de la Vuelta. Je crois qu’on ne peut pas être bon partout, tout le temps”, conclut-il avec un brin de philosophie.
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