Maël Zahem : « Pas envie de faire une placette comme d'habitude »

Crédit photo Cédric Congourdeau - DirectVelo

Crédit photo Cédric Congourdeau - DirectVelo

Pour sa première victoire en Elite Nationale, Maël Zahem s'est offert une des plus belles classique de fin de saison du calendrier amateur. Le coureur du Paris Cycliste Olympique a gagné ce samedi après-midi Paris-Chalette-Vierzon. L'Espoir 2, futur coureur du Team Bricquebec Cotentin, a occupé la tête dans les 50 derniers kilomètres avant de porter l'estocade à un peu plus d'un tour de l'arrivée. Maël Zahem revient sur sa victoire pour DirectVelo.


DirectVelo : C’est ta première victoire de l’année, qu’est-ce que ça représente pour toi ?
Maël Zahem : C’est la plus belle victoire. Je n’avais pas encore gagné en Elite nationale. Je suis Espoir 2, l’année dernière, je n’avais gagné que des élites régionales. Cette année, mon objectif était d’essayer de performer un peu plus en Elite nationale, et pourquoi pas de gagner. C’est le cas aujourd’hui. En ce moment, avec l’équipe, on fait des belles courses. On court vraiment bien, mais on n’arrive jamais vraiment à l’emporter. Et là, on a réussi à concrétiser.

Dans le final, comment as-tu réussi à te retrouver seul ?
J’ai attaqué à un tour et demi de l’arrivée, et j’ai réussi à vite creuser l’écart. J’ai eu jusqu’à 15 secondes d’avance. J’avais juste à me focaliser sur mon effort et à donner le maximum jusqu’à la fin. Je savais que si ça rentrait, on avait Manu (Guérinel) pour le sprint qui était assuré de faire un Top 5 vu sa pointe de vitesse. J’essayais de me retourner le moins possible. À un kilomètre de l’arrivée, j’ai essayé de jauger l’écart. Au dernier virage, j’ai vu qu’ils étaient encore assez loin. J’ai relancé jusqu’en haut du dernier faux-plat, et ça l’a fait.

« JE NE POUVAIS PAS LA LAISSER PASSER »

À quoi pensais-tu à ce moment-là ?
Sentir que j'allais chercher ma première victoire en Élite, ça m’a transcendé un peu. Je me suis dit que je ne pouvais pas la laisser passer. J’avais vraiment de bonnes jambes, et avec l’euphorie, encore plus. Je n’avais pas envie de décevoir l’équipe parce que j’étais devant. Je n’avais pas envie de faire une placette comme d’habitude. Ces derniers temps, je suis un peu en dents-de-scie au niveau de la forme. J'ai fait un bon Championnat de France U23, j’ai bien couru. Après, j’avais fait une petite coupure. En revenant, j’étais bien, mais je n’arrivais pas trop à courir juste. Je loupais souvent les bons coups.

Tu étais confiant, tu n’avais pas peur de t’écraser dans la dernière bosse ?
J’avais quand même un peu peur parce que ça fait beaucoup de kilomètres (182), mais je me sentais vraiment bien. On avait fait un bon plan de course. On s’est vraiment bien économisés en début de course. Ensuite, on a monté la bosse au kilomètre 120 à fond (le 3e GPM, la côte des Bardys, NDLR). On a réussi à faire un premier écrémage. On était en surnombre avec l’équipe, c’était vraiment le but. Et après, je suis reparti dans un second temps avec deux autres gars, puis on s’est fait rejoindre ce qui fait qu’on était huit. On est allé jusqu’au bout, ça s’est joué un peu à la patte sur le circuit final.

« IL FALLAIT S'ATTAQUER »

L’entente a toujours été bonne dans le groupe ?
Dans l’ensemble, l’entente a été bonne. Arrivés sur le circuit final, ça a commencé à s’attaquer. Je savais qu’il fallait s’attaquer, sans trop se regarder. Le but, ce n’était pas de se faire reprendre, donc il fallait faire la course. J’ai vu que les mecs roulaient de moins en moins. Je me suis dit : « il faut que j’essaie d’en mettre une, mais une bonne et d’y aller tout seul ». C’est ce que j’ai réussi à faire.

Quelle sera la suite de ta saison ?
Demain (dimanche), je vais à la finale de la Coupe de France N1. Et après, le Bol d’Or, le Trophée des Champions, peut-être Paris-Connerré le lendemain, et Paris-Tours pour finir la saison.

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