Tour de la Mirabelle : Les réactions

Crédit photo Alexis Dancerelle / DirectVelo
Samuele Zoccarato (Team Polti VisitMalta) a remporté en solitaire, ce vendredi, la 23e édition du Tour de la Mirabelle (1.2), disputée entre Jarny et Nomeny (Meurthe-et-Moselle), sur une distance de 181 kilomètres. L'Italien a devancé Lucas Bénéteau et Victor Jean (St-Michel-Preference Home-Auber 93). Aller à la réaction de : 5e - notre photo « J’ai rarement eu aussi froid sur le vélo. Au début, je n’étais pas très bien, mais après le regroupement, j’ai senti que ça allait passer. J’ai forcé pour revenir seul. J’ai dû fournir un effort d’environ trois minutes pour revenir sur la tête, et ce n’était vraiment pas agréable. Ensuite, j’avais encore froid et j’ai essayé de garder un rythme régulier. 7e « Les conditions étaient un peu difficiles. Il faisait quand même assez froid. Avec la pluie qui est tombée après une heure de course, ça nous a encore plus refroidis. La course est devenue un peu dure pour tout le monde. Je ne savais pas qu'il y en avait autant de coureurs de St-Michel dans l’échappée (3 sur 7, NDLR). Quand il s'est mis à pleuvoir, le peloton s'est scindé en plusieurs parties. C’était désorganisé, avec beaucoup d'attaques. Plus combatif « L'objectif était de mettre quelqu'un à l'avant pour toujours avoir un coup d'avance. On a été pris un peu au dépourvu au début de la course, et on n’était jamais vraiment dans le bon timing. Mais on a bien repris la course en main et on a réussi à la relancer. On est reparti en contre avec un coureur d'Élite Fondations (Arnaud Tendon). On est rentrés à deux après environ 100 kilomètres de course, en arrivant sur le circuit final.
Samuele Zoccarato succède à Oscar Nilsson-Julien au palmarès de l'épreuve.
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Dans le raid du circuit final (la côte de Belleau, NDLR), avec mes 78 kilos, c’était compliqué. Quand les deux sont partis (Samuele Zoccarato et Lucas Bénéteau) à 20 kilomètres de l’arrivée, je pensais que le coureur d'Élite Fondations (Arnaud Tendon) allait faire le jump, car à mes yeux, c’était lui le plus costaud. Moi, j’ai tenté de jouer gagnant en gérant mes efforts.
À la fin, je me suis dit que je pouvais viser le podium au sprint. Mais ça s’est regardé, et Victor (Jean) a bien joué le coup. Ensuite, j’ai tracté l’Allemand (Ole Theiler) qui m’a dépassé à 50 mètres de la ligne. Je termine Top 5 : finir la saison ainsi reste une satisfaction, et cela montre encore une fois que je me bats et que je ne lâche rien jusqu’au bout. J’espère que ça m’aidera à continuer chez les pros l’an prochain.
C’était normalement ma dernière course de la saison. J’espère que ce ne sera pas ma dernière en tant que professionnel. J’ai encore montré que je suis un guerrier, et j’espère que cela se verra. Les derniers temps n’ont pas été faciles au niveau de l’ambiance dans l’équipe, mais finir avec un Top 5 reste satisfaisant. Bien sûr, on ne vient jamais pour un Top 5, mais j’étais seul face à plusieurs équipes surreprésentées. Je suis quand même content du résultat. Je m’en sors pas trop mal. C’est sûr que si j’avais eu un équipier avec moi, on aurait peut-être pu mieux jouer, mais c’est comme ça ».
À 90 km de l'arrivée, je suis sorti en contre avec un coureur de Vendée U (Johan Chardon). On a réussi à faire jump après une dizaine de kilomètres. Le groupe a essayé de garder un bon rythme mais des coureurs sont rentrés à 20 kilomètres de l’arrivée et ça s’est désorganisé. Le coureur de Polti est sorti avec un coureur de St-Michel donc Victor Jean nous a contrôlés derrière. C’était fini… Dans les 10 derniers kilomètres, c’était la loterie pour sortir.
Je viens finir 7e… La forme était super bonne, je me suis surpris à boucher l’écart qu’il y avait sur les échappés. Il m’a manqué la cartouche utilisée à ce moment-là dans le final. Même si j’aurais aimé faire une meilleure place, je suis quand même content.
C'était ma dernière course avec Élite Fondations. J’enchaîne la semaine prochaine avec le Championnat d’Europe. Je ne connais pas encore la tactique mais on aura Marc Hirschi et Jan Christen en leaders. De mon côté, j'espère pouvoir prendre une échappée, m’accrocher un maximum de temps et les aider ».
L'effort fourni pour revenir devant m'est un peu resté dans les jambes. Avec le mauvais temps, il faisait froid. Forcément, nos organismes ne sont plus habitués à ces conditions, après les derniers mois où il faisait bien chaud. Ça a changé du tout au tout en une semaine. Ce n'est pas forcément le plus simple, mais il faut faire avec, et c'est pareil pour tout le monde. Il y a aussi la fatigue accumulée de la saison chez chacun, ce qui crée des écarts entre tous les coureurs. C’était une course de guerriers : ceux qui levaient le cul de la selle étaient devant. J’ai fait le maximum que je pouvais et j’ai essayé de me faire plaisir au maximum à l'avant ».
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