Relais mixte : L'équipe de France se rapproche...

Crédit photo Patrick Pichon - FFC

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L'équipe de France n'a pas décroché le titre du relais mixte, mais il y a une progression en comparaison avec 2024. Au pied du podium à Zurich, les Bleus ont cette fois décroché la médaille d'argent, battue de 5 petites secondes par l'Australie. "L'année dernière, on était un peu déçus, ça ne s'était pas passé comme on avait voulu. On a fait quelques petites erreurs au niveau de la gestion. Aujourd'hui on était vraiment prêts, il y a encore 5 secondes à aller chercher. On est un peu déçues mais on a tout donné, on ne peut pas être déçus longtemps, on n'a pas fait beaucoup d'erreurs", analyse Juliette Labous. Cédrine Kerbaol est d'accord. "On ne peut pas trop avoir de regrets. 5 secondes, ça fait mal, mais ça donne envie de revenir plus fort l'an prochain".


« ON A PERDU UN PEU DE TEMPS SUR LES AUSTRALIENS, MAIS LES FILLES ONT FAIT UN TRÈS GROS RELAIS »

En remontant plus loin, la France avait été frustrée pour 7 secondes à Glasgow. Les Tricolores se rapprochent, mais ce maillot arc-en-ciel ne vient toujours pas. "J'espère que ça ne sera pas 3 secondes la prochaine fois. Çe serait bien d'avoir le titre une fois. On n'a pas fait beaucoup d'erreurs, et quand on voit le classement du chrono individuel aussi, ce n'est pas n'importe qui. Mais ce serait bien d'avoir ce maillot", insiste Bruno Armirail. Mais malgré ce faible écart, l'équipe de France a respecté le plan et a fait au mieux. Les hommes, 2e au passage de relais, ont lâché 33 secondes aux Australiens. "On a perdu un peu de temps sur les Australiens, mais les filles ont fait un très gros relais. Paul (Seixas) m'a fait très mal sur les pavés. Pavel (Sivakov) s'est sacrifié", reprend le coureur de Decathlon AG2R La Mondiale.

Pavel Sivakov et Paul Seixas faisaient tous les deux leur première dans cet exercice. "Je pense que c'est un exercice intéressant, de belles équipes s'alignent, donc c'est bien pour prendre de l'expérience avec les meilleures spécialistes du chrono. C'est un effort très dur, la montée en vélo de chrono fait vraiment mal. On s'arrache à la fin, ce n'est pas passé loin", analyse Paul Seixas. Pavel Sivakov découvre toute la pression de l'attente et du passage de témoin. "On finit et on voit notre temps, mais on ne sait pas... La pression est sur les filles, ça met du poids sur leurs épaules. C'est difficile d'imaginer qu'elles sont là à attendre la lumière verte, ça doit être assez compliqué à gérer. Mais c'est super de pouvoir courir ensemble. C'est une très belle expérience. Je l'ai vraiment appréciée".

PLUS DE STABILITÉ À L'AVENIR ?

Les féminines ont adopté la même stratégie que leurs homologues masculins, avec un élément qui se sacrifie dans la montée pavée. "On a fait ce qu'on avait prévu de faire avec ce même schéma. J'avais prévu de tout donner sur la bosse pavée et que les filles finissent le taff dans le dernier kilomètre", révèle Cédrine Kerbaol. Mission accomplie avant de lancer Juliette Labous et Maeva Squiban, qui effectuait elle aussi sa première. "J'étais un peu limite, j'ai essayé de m'accrocher. J'ai bien aimé, c'est un super exercice, je suis très contente de pouvoir faire partie de l'équipe et j'espère pouvoir en refaire d'autres". Juliette Labous a eu mal dans les derniers mètres, mais il ne fallait pas céder la moindre seconde.

Finalement, les Australiennes ont bien résisté malgré des secondes qui ont défilé en faveur des Français. Alors en réfléchissant où ces petites secondes pouvaient être reprises à l'avenir, l'équipe de France était plutôt en harmonie. "Un peu de stabilité chez les garçons pourrait être optimisée, et des détails de notre côté", répond Juliette Labous, rejointe par Cédrine Kerbaol, au micro d'Eurosport"On peut peut-être plus travailler ensemble la discipline. Du côté des filles c'était propre, on a l'habitude. Mais chez les garçons l'équipe a bien changé les dernières années, donc peut-être qu'il faut essayer de garder cette équipe et la faire progresser". Bruno Armirail, habitué de l'exercice, ne dit pas le contraire. "Il faut peut-être faire plus de chrono ensemble sur le parcours, car on n'a pas pu le faire hier". Et c'est peut-être de ce côté qu'il fallait chercher les 5 secondes qui les privent de l'or.

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