Megan Arens, un passage par la France sur la route du titre

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

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C'était le premier match à suspense, depuis le début du Championnat du Monde au Rwanda. Si jusque-là les vainqueurs n'avaient laissé aucune chance à leurs concurrents, la catégorie Juniors Femmes a été bien plus disputée, sur les 18,3 km autour de Kigali. Au pointage intermédiaire, quatre filles se tenaient en 3 secondes, pour le maillot arc-en-ciel : Oda Gissinger, sur le hot seat un long moment, Paula Ostiz, Erin Boothman et Megan Arens. La dernière citée parvient dans un premier temps à détrôner la Norvégienne, au terme d'une montée finale impressionnante où elle a infligé plus de 30 secondes à sa rivale.


Habituée aux pavés, puisqu'elle a terminé 2e du Tour des Flandres et de Gand-Wevelgem, elle était bien consciente que l'exercice n'était pas vraiment le même. "C'est différent avec le vélo de chrono, je n'avais jamais testé les pavés comme ça avec ce vélo, c'était une nouveauté. Mais à la reco, déjà, je me suis bien sentie, j'ai eu de bonnes sensations". Erin Boothman est, elle, éliminée en déchaussant dans les pourcentages les plus durs. Il ne restait donc plus que Paula Ostiz pour détrôner la Néerlandaise.

UN PASSAGE PAR LES ALPES EN PRÉPARATION DU RWANDA

Cependant, la montée finale est aussi fatale à l'Espagnole, qui prend le même éclat que les autres, soit une trentaine de secondes. "Je m'étais beaucoup préparée pour ce chrono, j'ai bien travaillé la discipline. Je savais que j'étais dans les temps. Mais la partie finale a été super dure, quand je suis passée, j'ai vu que je faisais le 2e temps", raconte-t-elle. Assise au sol en attendant ses concurrentes, Megan Arens laisse exploser son émotion. La Championne des Pays-Bas troque ses trois couleurs pour l'arc-en-ciel. "J'ai du mal à y croire, c'est juste incroyable, c'est wow, exulte-t-elle. Ça représente beaucoup, j'ai beaucoup travaillé pour ça, et ça paie donc c'est incroyable".

Un succès clairement construit dans la montée finale, tant elle a été redoutable. "J'ai fait en sorte de commencer tranquillement pour pouvoir tout donner dans la bosse. Il fallait prendre son rythme au départ mais ce n'était pas simple de rouler fort. C'est très différent des Pays-Bas où c'est très plat, ici ça monte et descend. Ça me convient mieux". Pour être prête, Megan Arens a fait sa préparation en France, comme elle l'a révélé au micro de The New Times. "On s'est entrainé dans les Alpes, car c'est aussi en montée et descente. Ce n'est pas vraiment aux Pays-Bas que j'ai pu me préparer à un tel parcours, c'est surtout en France". L'Hexagone aura donc, un peu, participé à un titre mondial.

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