Zoe Backstedt, un titre chez les Espoirs avant de passer chez les grandes

Crédit photo Pierre Willemetz - DirectVelo

Crédit photo Pierre Willemetz - DirectVelo

Zoe Backstedt venait au Championnat du Monde Espoirs dans la peau de la grande favorite, à l'occasion du contre-la-montre. La Britannique a largement répondu présent en infligeant presque deux minutes à sa dauphine. "Je savais mon statut en venant, mais c'est toujours particulier un Championnat du Monde. Je me sentais capable de faire un très bon chrono, je suis très contente de l'avoir fait. Car personnellement, je n’avais pas vraiment le sentiment d’être la grande favorite. Il y a beaucoup de filles ici qui auraient aussi pu prétendre à la victoire".


Parce que le Rwanda propose des conditions particulières, qui pouvaient rebattre quelques cartes. "Venir ici au Rwanda, avec l’altitude, le dénivelé, la chaleur et l’humidité… Il y avait beaucoup d’inconnues autour de la course, alors j’ai juste essayé de faire de mon mieux les jours précédant l’événement pour m’assurer d’être au top le jour de la course, et tout s’est déroulé comme prévu". Si elle concède qu'il n'y avait "rien de spécial à faire" pour éviter la tuile, Zoe Backstedt avait quand même quelques consignes. "Il faut juste assez de récupération, éviter de rester debout, un bon échauffement, quelques jours tranquilles à vélo ces derniers temps, juste le temps de s’habituer à tout… Et à la fin tout s'est bien passé".

« C'EST DIFFÉRENT DE REVENIR DANS TOUT CE PROCESSUS DE COURIR AUX MONDIAUX »

Au premier intermédiaire, en haut de la Côte de Nyanza, l'habituelle coureuse de Canyon//SRAM Zondacrypto avait déjà pris les commandes, mais pas non plus avec une marge affolante. "Je savais que j'avais 16 secondes de marge avant le pointage intermédiaire, donc je me suis dit qu'il fallait encore améliorer pour avoir plus de marge avant la dernière partie qui était la plus dure". Son plan était le bon. "Les deux ascensions étaient vraiment très dures, ça détruisait les jambes. Mais j'ai gardé ma vitesse pour aborder les descentes très rapidement". Et au fil des kilomètres, l'écart a grandi, avec une grosse trentaine de secondes sur Felicity Wilson-Haffenden au deuxième pointage... avant d'exploser dans la montée finale pavée.

Zoé Backstedt a donc retrouvé une couronne mondiale sur la route, elle qui n'avait participé à aucun Championnat du Monde depuis le début de ses années Espoirs, le dernier remontant à Wollongong 2022, et son doublé chez les Juniors. "Ça faisait vraiment un moment. C’est différent de revenir dans tout ce processus de courir aux Mondiaux à nouveau. Je voulais viser le titre Élite, tenter le coup. Le dénivelé ici est à peu près le même que celui de mes Championnats nationaux, donc je savais que je pouvais faire un bon résultat si tout se passait bien le jour de la course". Mais l'idée de compléter sa collection de maillots arc-en-ciel l'a finalement poussée chez les Espoirs. "Ça représente beaucoup de gagner dans chacune des catégories, maintenant l'objectif sera chez les Elites". Ses adversaires pour Montréal 2026 sont prévenues.

Mots-clés

En savoir plus

Portrait de Zoe BACKSTEDT