Vuelta : L’UCI condamne les incidents et fustige le Premier ministre espagnol

Crédit photo Unipublic/Antonio Baixauli/Cxcling Creative Agency

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Le Tour d’Espagne, qui s’est bouclé dimanche avec la victoire finale du Danois Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike), a été marqué par de nombreux incidents dus à des manifestations pro-Palestine. Très tôt durant l’épreuve, des militants ont cherché à ralentir voire à bloquer la course, avec un premier incident majeur concernant directement l’équipe Israel-Premier Tech lors du chrono par équipes.


UNE DÉSAPPROBATION TOTALE DE L’UCI

Plusieurs étapes ont ensuite été plus ou moins fortement impactées par ces événements extra-sportifs, tout particulièrement lors de la 11e étape à Bilbao où la course a été neutralisée, sans qu’aucun vainqueur ne soit déclaré. La 16e étape a ensuite, elle aussi, été écourtée pour les mêmes raisons. La dernière étape dans Madrid, ce dimanche, n’a pas pu non plus aller à son terme alors que plusieurs centaines de manifestations ont envahi le parcours et ont, notamment, renversé des barrières sur la chaussée. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a publiquement manifesté son “admiration” pour les manifestants, en évoquant “une mobilisation pour une cause juste”.

“L’Union Cycliste Internationale (UCI) exprime sa complète désapprobation et sa profonde préoccupation au sujet des événements qui ont marqué l’édition 2025 de la Vuelta, notamment l’arrêt brutal de la dernière étape hier à Madrid, conséquence directe d’une série d’incidents liés à des manifestations pro-palestiniennes”, fait savoir l’instance à travers un communiqué, ce lundi en début de soirée. “Depuis l’arrivée de la course sur le territoire espagnol, la Vuelta a été perturbée presque chaque jour par des actions militantes : intrusions d’individus dans le peloton, jets d’urine et mise en danger des coureurs ayant porté atteinte à leur intégrité physique, certains ayant chuté, été victimes de blessures et contraints d’abandonner l’épreuve. Face à ces incidents, les organisateurs de la course ont réagi rapidement et avec sang-froid, en mettant en place des mesures d’urgence pour assurer la continuité de l’épreuve. Ils ont agi avec un professionnalisme exemplaire, dans le respect de l’autonomie et de l’indépendance du sport”, considère l’UCI.

LE PREMIER MINISTRE ET SON GOUVERNEMENT VISÉS 

L’instance considère que ces manifestations “constituent une violation grave de la Charte olympique et des principes fondamentaux du sport” et en profite pour “regretter” que le Premier ministre espagnol et son gouvernement “aient apporté leur soutien à des actions menées sur une compétition sportive pouvant entraver son bon déroulement”, ajoutant que “cette position est en contradiction totale avec les valeurs olympiques de rassemblement, de respect mutuel et de paix. Elle est en outre de nature à remettre en cause la capacité de l’Espagne à accueillir de grands événements sportifs internationaux en assurant leur déroulement dans de bonnes conditions de sécurité et conformément aux principes de la Charte olympique”.

L’UCI “condamne fermement l’instrumentalisation du sport à des fins politiques (...)”, ajoutant qu’il est “inacceptable et contre-productif que notre sport soit détourné de sa mission universelle”. Et salue en revanche “le travail exemplaire sur la Vuelta des forces de l’ordre espagnoles, qui ont agi avec professionnalisme dans des conditions extrêmement tendues”, tout en remerciant “les organisateurs pour leur engagement et leur résilience face à une situation sans précédent”.

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