Paul Magnier a relevé le défi de Tim Merlier
Crédit photo Alexis Dancerelle - DirectVelo
Tim Merlier avait mis Paul Magnier au défi. Celui-ci n'avait pas d'autre choix que de gagner le Grand Prix de Fourmies, ce dimanche, et le Français a répondu présent en s'imposant tranquillement au sprint. "Tim était prévu, mais il m'a laissé ma chance de pouvoir être leader, j'avais aussi une belle équipe autour de moi avec notamment son lead-out, Bert (Van Lerberghe). Je l'en remercie et je suis très content de pouvoir la gagner", sourit le Français en saluant son coéquipier belge.
Mais avant d'espérer jouer la victoire, il fallait encore reprendre l'échappée du jour, dont Baptiste Veistroffer, Léandre Huck et Mike Teunissen ont été les derniers à résister au retour du peloton, dans les derniers kilomètres. "C'était une course assez rapide sur le circuit final, l'équipe a fait du très beau boulot pour rattraper l'échappée. J'étais tout le temps bien positionné sur le circuit, ça m'a permis d'économiser pas mal d'énergie". Au sprint, Soren Waerenskjold semblait bien parti pour pousser Paul Magnier dans ses retranchements, mais celui-ci a cassé sa chaîne et laissé la porte ouverte.
UN SPRINT PLUS LONG POUR NE PAS SE FAIRE ENFERMER
Mais le coureur de Soudal Quick-Step a dû faire le bon choix pour que cette porte soit bien ouverte. "Le but était de ne pas se faire coincer. Je pense que tous les coureurs à droite se sont fait coincer. J'ai pris le risque de faire un sprint un peu plus long en prenant l'extérieur du virage, je suis content que les efforts paient". Bien plus costaud que ses adversaires, sa victoire est nette. "Dans le sprint, je me suis vraiment senti fort. C'est toujours bien de gagner en France".
Comme à l'Etoile de Bessèges en début d'année, Paul Magnier a pu s'imposer devant sa famille. Car il ne s'agit que de sa deuxième victoire dans l'Hexagone, au milieu de ses onze succès chez les pros. "Il y avait encore des gens de ma famille qui sont venus me voir. Ça fait toujours plaisir de pouvoir gagner devant leurs yeux et ceux de beaucoup de supporters sur le bord de la route, ça motive et ça tire vers le haut". Habitué au calendrier étranger, le Grenoblois n'est pas malheureux d'évoluer dans la structure belge. "Ça se passe très bien et j'espère que ça va continuer comme ça".
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