La « saison hyper formatrice » de Gaspard Paulouin

Crédit photo Nicolas Gachet / DirectVelo

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Et de trois pour Gaspard Paulouin. Après une étape du Tour Cycliste Agglo Pays d'Issoire, en mai, et le Grand Prix de Chavannes-sur-Reyssouze, la semaine précédente, le coureur de l’EC Saint-Etienne Loire a remporté ce dimanche le Grand Prix du Faucigny, disputé autour de Scionzier (Haute-Savoie). Un rendez-vous particulier pour le coureur de Passy, commune située à seulement quelques kilomètres. “C’était spécial de courir pour la première fois à côté de la maison. Je suis né ici, je m'entraîne tout le temps dans le coin. Je connaissais par cœur les routes… J’avais vraiment envie de bien faire, mais entre le vouloir et le réussir...", confie-t-il à DirectVelo.


« RIEN À PERDRE »

Le fait d’avoir gagné le week-end précédent lui a enlevé de la pression. “Je n’avais rien à perdre”. Quand sept échappés, dont Louis Ferreira, Yoan Morin, Arnaud Tendon ou Benjamin Buchetet, ont compté près de deux minutes d’avance, il n’a pas paniqué. “Je me suis dit : au pire, tant pis… Je n’allais pas changer le cours de la course tout seul. J’ai été opportuniste et j’y suis allé au bon moment”. Charvieu-Chavagneux Isère Cyclisme, qui avait tout misé pour une arrivée groupée en faveur de Guillaume Bagou, a ramené le peloton après avoir roulé la quasi totalité de la course.

Gaspard Paulouin a de son côté attendu le bon moment pour mettre le nez à la fenêtre, en toute fin de course. “Je savais qu’on allait avoir vent de dos et un peu de vent de côté sur le retour. Je me suis bien placé, sans trop me découvrir, car le dernier kilomètre était en faux plat montant et un peu vent de face. C’était mieux d’être dans les roues”. Il souhaitait être dans les trois ou quatre premiers dans le dernier rond-point, à 200 mètres de la ligne. Mais une attaque de Jules Drouet à la flamme rouge a mis le bazar et le Haut-Savoyard a su en profiter. “On l’a repris à 300 mètres de la ligne. On était cinq ou six. J’ai surpris les autres car ils se sont regardés quand on l’a repris. Je pense qu’ils se demandaient où était l’arrivée. Moi, je savais exactement où était la ligne, et j’y suis allé en survitesse".

« EN M’Y METTANT À FOND »

Gaspard Paulouin fait encore briller le maillot de l’ECSEL, qui a quitté le peloton N1 l’hiver dernier. “Je suis un peu le seul résistant, c’est assez sympa. C’est plaisant de se dire qu’on s’en sort bien tout seul même si parfois, je me fais un peu bousculer face aux trains bien organisés”. L’ancien vététiste apprend beaucoup en courant seul tous les week-ends. “C’est une saison hyper formatrice. Le fait de courir tout seul te force à prendre toutes les informations en début de course, donc à être bien placé. Personne ne va me dire quoi faire. Je lis toujours bien le livre de route pour essayer de connaître les difficultés”.

Il estime “passer un cap” à chaque course. “J’avais mal débuté la saison car je passais des examens pour l’école, je n’avais pas roulé de mi-janvier à fin février. Quand j’ai repris, sur les grosses courses comme Annemasse-Bellegarde ou le Charollais, c’était compliqué. J’ai eu un traumatisme crânien avant le Championnat Auvergne-Rhône-Alpes. Je n’ai pas roulé pendant quinze jours alors que j’arrivais vraiment en forme. Je n’ai fait que du vélo cet été”. Et il enchaîne les bons résultats. Ce qui devrait lui permettre d’intégrer une équipe de Division Nationale la saison prochaine. “Je refais mon premier semestre, et j'aurai fini l’année scolaire aux vacances de Noël. Je pourrai me faire plaisir ensuite en ne faisant que du vélo pendant quelques mois. En m’y mettant à fond, ça peut être cool”.

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