Julien Bernard, à l'expérience en attendant ses meilleures jambes

Crédit photo Unipublic - Antonio Baixauli

Crédit photo Unipublic - Antonio Baixauli

Julien Bernard n'a pas eu l'occasion de jouer la victoire, ni même de finir devant le groupe des favoris pour l'honneur, mais le coureur de Lidl-Trek s'est rassuré, ce mardi, sur la 10e étape de la Vuelta. "C'est une journée que j'ai envie d'appeler « pure expérience ». J'étais malade entre le chrono par équipes et la dernière étape avant la journée de repos. Aujourd'hui, c'est un petit peu mieux. J'ai vraiment pris l'échappée à l'expérience". Sans forcer, il s'est faufilé. "Je n'ai quasiment pas mis une attaque de la journée. Le seul mouvement que j'ai fait, c'est pour aller à l'avant".


Présent dans cette échappée fleuve, il était même parmi les derniers rescapés. "Je me retrouve devant avec des jambes un peu plus fraîches que les autres. Dans le final, je pouvais jouer un petit peu". Si Jay Vine était intouchable, et que Pablo Castrillo semblait lui aussi dans une bonne journée, Julien Bernard se voyait bien jouer les places derrière eux. Mais à l'arrière, Giulio Ciccone bataillait pour tenir les roues. "Je pense que j'aurais pu faire peut-être 3e ou 4e. Mais il fallait attendre Cicco pour le ramener. J'ai suivi les ordres".

« ON EST SOUVENT TRÈS PRÈS »

Mission accomplie, l'Italien a bien fini dans le même groupe que les autres favoris. Julien Bernard n'a pas complètement eu sa chance, mais les sensations semblent bien revenir. "Ce n'étaient pas de grandes jambes aujourd'hui. Mais ça commence à revenir tout doucement. Par rapport à ce que c'était il y a quelques jours, où je me battais avec les derniers du peloton... Aujourd'hui, c'est déjà beaucoup mieux". Pour son équipe aussi, les voyants sont au vert. "On a quand même un bilan positif. Même si on n'a pas encore la victoire, on est souvent très près".

Il y a de bonnes chances que l'ancien vainqueur d'étape du Tour des Alpes Maritimes et du Var, au Mont Faron, retrouve les avant-postes. "Je pense que sur des journées comme aujourd'hui, ce sera toujours intéressant de mettre un mec devant et de le faire attendre ou de jouer la victoire. On sait que Vingegaard est dur à battre à la pédale, donc on va essayer de gagner en échappée". La tactique est la bonne, il ne manque plus que la réussite. "Avec cet état d'esprit, c'est sûr qu'on ira la chercher". Il reste encore une moitié de Vuelta pour y arriver.

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