Emilien Jeannière : « Je sais d’où je viens »

Crédit photo Freddy Guérin / DirectVelo
Toujours pas de victoire mais encore un très gros résultat pour Emilien Jeannière. Le Vendéen a pris, ce dimanche, la 2e place de la Bretagne Classic derrière le Belge Arnaud De Lie. L’occasion pour le sprinteur du Team TotalEnergies de confirmer son retour au premier plan après avoir déjà terminé 2e d’étape au Tour d’Allemagne et 6e de la Polynormande en ce mois d’août. Entretien d’après-course avec l’ancien lauréat du Challenge DirectVelo.
DirectVelo : Aurais-tu signé pour cette place de 2 ?
Emilien Jeannière : Franchement, c’est déjà beau de faire un podium ici à Plouay. Les terres bretonnes, j’adore ça. On a eu une très grande équipe aujourd’hui. On a vu Alex (Delettre) à l’attaque, dans tous les bons coups. Sandy (Dujardin) et Antho (Turgis) étaient toujours là autour de moi dans le final. Un podium, c’est déjà super bien même si j’espère que plus tard, ce sera la victoire.
Y’a-t-il des regrets ?
Il y a forcément une pointe de regret. Je fais les courses pour les gagner mais Arnaud (De Lie) était très fort au sprint. J’ai été légèrement bloqué au moment où le sprint s’est lancé et Arnaud m’a donc directement décollé. Il était vraiment très fort. Au final, c’est une grande satisfaction, même si la victoire n’est pas loin. Je sais d’où je viens, de très très loin. Il y a quelques années encore, je n’étais même pas capable de faire un résultat ici chez les amateurs. La Bretagne m’a toujours réussi. J’ai toujours en tête mon podium derrière Nicolas Malle et devant Tadej Pogacar et depuis, ça marche bien dans la région.
« JE NE VAIS PAS COURIR APRÈS À TOUT PRIX »
Tu avais quitté le Tour prématurément, dans la douleur, après une lourde chute…
Ce Tour a été difficile, en englobant les Championnats de France qui ne s’étaient pas bien passés pour moi comme pour l’équipe juste avant, alors que c’était un gros objectif de la saison. Je n’ai pas pu faire de places pour mon premier Tour à cause de cette chute mais je suis revenu très rapidement, après avoir fait bien attention à tout pendant une dizaine de journées compliquées. Je pense à ma famille, ma copine, qui est kiné, m’a beaucoup aidée pour me remettre d'aplomb dès mon retour à la Polynormande puis au Tour d’Allemagne. J’arrive à lisser les bas, les moments de moins bien, avec six ans d’expérience chez les amateurs au Vendée U. J’ai du beau monde autour de moi, l’équipe me fait confiance.
On a le sentiment de répéter, à chaque fois que l’on te voit, que tu performes très fort mais qu’il manque toujours cette fameuse victoire !
Forcément, je pense à la victoire. Mais des podiums de cette envergure, c’est déjà beau. Je ne vais pas courir après à tout prix, sinon je ne l’aurai pas. Le Tour de Vendée sera un gros objectif, j’ai envie de briller sur mes terres et sur celles de l’équipe. Je croise les doigts pour que ça le fasse là-bas.
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