Marion Bunel : « Je suis battue par plus forte »

Crédit photo Lewis Catel / Tour de l'Avenir
Elle arrivait sur cette troisième édition du Tour de l’Avenir Femmes avec l’étiquette de tenante du titre. Marion Bunel termine finalement à la 2e position du classement général au terme du contre-la-montre de 10,3 kilomètres entre Montvalezan et La Rosière où la coureuse de 20 ans a pris la 3e place. La représentante de l’équipe de France a pris ses responsabilités en revenant sur l’épreuve qui l’avait vu briller en 2024, seulement devancée par celle qui était sa dauphine l’année dernière. “Je n'ai pas de regrets, je suis battue par plus forte, mais au moins je suis venue. Je repars avec une 2e place, c'est mieux que de ne pas participer et d'accepter de perdre dès le début. Je suis quand même contente d’obtenir ce résultat”, avoue-t-elle au micro de DirectVelo quelques minutes après le podium protocolaire.
Marion Bunel pointe à 1’56” de Isabella Holmgren au classement final. La différence s’est faite sur les différents efforts chronométrés qui étaient au menu du parcours. Un tracé qui n'était pas forcément à l’avantage de l’habituelle pensionnaire de Visma-Lease a Bike. “Les écarts se sont faits sur les contre-la-montre. Cette année, les profils d'étapes me plaisaient moins. Il y avait beaucoup plus d'étapes de plat et assez peu de montagnes à mon goût. L'étape reine était très courte. Pour les prologues, il faut être explosif, je l'ai ressenti aussi au niveau de mes performances. Le chrono de cet après-midi (vendredi) était un genre d'effort particulier. Isabella (Holmgren) a vraiment été au-dessus”.
« JE N’AI PAS SPÉCIALEMENT RESSENTI DE LA FATIGUE »
Lors de l’unique étape de montagne, longue de 41,6 kilomètres autour de La Rosière, Marion Bunel et Isabella Holmgren se sont détachées dès la première ascension du jour, le Colle San Carlo, et le duo ne sera jamais revu. Pendant plus de 35 kilomètres, c’est principalement la maillot jaune qui va imprimer le rythme des deux fuyardes avant de devancer la Normande sur la ligne. “J'étais bien dans sa roue, même si elle imprimait un bon tempo. En la faisant faire beaucoup d'efforts, j’espérais pouvoir la battre. Je voulais économiser de l'énergie. J'avais déjà fait l'attaque avant pour qu'on parte. Ça m’avait fait monter le cœur. Il fallait que je sois intelligente par rapport à mon énergie, mais ça ne l'a pas fait au final”.
Marion Bunel n’a pas l’impression d’avoir manqué de quelque chose durant sa semaine. Malgré un été plutôt chargé avec plusieurs courses importantes au programme, la Tricolore n’a pas le sentiment d’avoir coincé physiquement. “Je me sentais bien, particulièrement au début. J'ai voulu garder en tête le fait que j'avais de bonnes sensations, c’était bien pour la confiance. L’enchaînement Tour de France et Championnat de France de l’Avenir se fait plutôt bien. Je n'ai pas spécialement ressenti de la fatigue”.
« JE REMERCIE LES FILLES POUR ÇA »
Même si elle ne conserve pas son titre, l’équipe de France a réalisé une très belle prestation tout au long de l’épreuve. Entre les trois victoires d’étapes de Célia Gery, couronnée d’un maillot vert, et la victoire au classement par équipes, les Bleues ont fait preuve d’une vraie force collective. Une union qui a eu son importance d'après Marion Bunel. “Nous avions une équipe de France de grande qualité et surtout très bien managée par Emilian Broë, qui a su nous mettre en condition pour qu'on puisse performer. J'ai vraiment vu que toutes les filles étaient très concentrées et motivées pour aller chercher le meilleur résultat avec ce maillot de la sélection nationale. Ça a été un réel plaisir tout au long de la semaine de pouvoir se faire mal sur le vélo avec cette ambiance. Je remercie les filles pour ça”.
La saison de Marion Bunel ne s’arrête pas là : il reste encore quelques échéances importantes avec l’équipe nationale pour la Championne de France U23. Elle sera au départ du Championnat du Monde au Rwanda du 21 au 28 septembre prochains, avant de potentiellement disputer le Championnat d’Europe en Ardèche entre le 1 et le 5 octobre. Le Mondial approche à grands pas, difficile de ne pas avoir ce rendez-vous dans un coin de la tête. “J'y pense particulièrement depuis la fin de ce Tour de l'Avenir. J'ai fait le choix de le faire en U23. Ce n'est pas que pour participer forcément, c'est pour espérer aller chercher quelque chose. Courir avec Célia (Gery) et Julie (Bego) durant cette semaine est une bonne chose, ça nous donne des bases pour le Championnat du Monde. Je pense qu'on peut y aller avec beaucoup de motivation et de bonnes ambitions”.
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