« Important de rester tranquille » pour la Belgique

Crédit photo Philippe Pradier / DirectVelo

Crédit photo Philippe Pradier / DirectVelo

Il est allé féliciter son habituel coéquipier Elliot Rowe (Grande-Bretagne) avec un grand sourire. Si à l’arrivée à Vitry-en-Charollais, Tim Rex s’est montré satisfait du succès de son partenaire dans la Conti de Visma-Lease a Bike, c’est davantage le fait de prendre plus de deux minutes au peloton qui le réjouissait. “Le début de course était vallonné. Je savais que ça allait être très dur, alors je n’ai pas fait le con au début. Je suis resté tranquille puis quand je sentais la fatigue arriver au sein du peloton, j’ai attaqué, encore et encore”, rapporte-t-il à DirectVelo.


« ON RESTE UN PEU DANS L’OMBRE »

19 coureurs ont ainsi réussi à piéger le peloton. “J’étais parmi les mieux placés pour le général. J’en suis très content”, dit le Belge qui avait porté le maillot de meilleur grimpeur l’an passé. En fin d’étape, il a été parmi les plus entreprenants de l’échappée. “Au début, j’essayais de jouer, mais à la fin j’ai beaucoup roulé. Je suis satisfait de ma journée. Les jambes étaient bonnes”. Après deux étapes, il occupe la 7e place à 19 secondes du nouveau leader, Maxime Decomble. Le premier favori, Paul Seixas, pointe à 1’43’’ du futur coureur de la WorldTeam Visma-Lease a Bike.

Mais du côté des Belges, le plan ne va pas changer. L’objectif n’est pas de gagner le général avec le coureur classé 9e de la dernière étape, au Finestre, l’an passé. “C’est bien pour Tim (Rex), il peut viser un bon classement général, mais le but principal reste de faire un bon classement avec Jarno (Widar)”, rappelle Serge Pauwels. Le sélectionneur retient surtout que son équipe n’a pas eu à bosser grâce à la présence de Tim Rex à l’avant. “L’équipe de France a pris les choses en main, et pour nous, c’était une bonne situation. On reste un peu dans l’ombre”.

JARNO WIDAR « SE SENT BIEN »

Pour l’ancien vainqueur d’une étape du Tour d’Italie, il ne faut surtout pas s’affoler. “À ce stade de la course, c’est important de rester tranquille jusqu’à jeudi. Ici, pour nos coureurs, c’est comme un Grand Tour, il faut parfois savoir conserver son énergie. Il y a des jours où l’on a l’impression de ne rien faire, mais ce n’est pas grave. L’objectif n'est pas de jouer tous les jours”.

Pour l’heure, Jarno Widar est plutôt discret. Samedi, sur le prologue de Tignes, il avait fini 6e et concédé 10 secondes à Paul Seixas. “Il est peut-être parti un peu trop vite et il l’a payé en fin de chrono”. Plus contraignant, il a perdu sept secondes sur une cassure dimanche à Saint-Galmier. “Il était un peu déçu de se retrouver derrière, mais c’est fait, on ne peut rien y changer maintenant. L’important est qu’il n’ait pas chuté. Mais il se sent bien”. À en croire Serge Pauwels, le double vainqueur du Tour du Val d’Aoste ne devrait pas chercher à le montrer avant l’étape de Tignes ce jeudi.

Mots-clés

En savoir plus

Portrait de Tim REX
Portrait de Jarno WIDAR