Au Tour de l'Avenir, Scarlett Souren se remet dans le bon sens

Crédit photo Liséa Mangini / DirectVelo

Crédit photo Liséa Mangini / DirectVelo

Les jours se suivent et ne ressemblent pas pour Scarlett Souren sur le Tour de l’Avenir. Victime d’une chute sur la première étape ce mardi, elle a pris sa revanche en s’imposant ce lundi à Vitry-en-Charollais. “Hier (dimanche), je me sentais vraiment bien, j’étais prête à sprinter et puis je suis tombée. J’étais vraiment triste. Aujourd’hui, tout s’est très bien passé. Je suis super heureuse de gagner ici. Je ne m’y attendais pas, alors c’est encore plus beau d’être la première à franchir la ligne”, apprécie auprès de DirectVelo celle qui porte un pansement à l’arcade sourcilière.


La Néerlandaise de 21 ans a suivi les bonnes roues dans le final, en se plaçant derrière la Grande-Bretagne. “Leur train a été vraiment excellent. Quand Millie (Couzens) a lancé, j’ai pu la suivre et ensuite la dépasser”. Elle n’oublie pas le boulot de ses coéquipières. “Elles m’avaient aussi beaucoup aidée pour le placement, avec une attitude très positive, donc je leur dois énormément”.

DEVENIR UNE COUREUSE DE CLASSIQUES

Scarlett Souren est venue sur le Tour de l’Avenir avec l’idée de gagner le classement par points. Mais sa chute la prive d’espérer bien figurer dans la course au maillot vert. “Du coup, gagner ici est déjà une super récompense. Nous avons déjà une victoire d’étape, mais nous sommes encore là pour en chercher d’autres”.

L’habituelle sociétaire de VolkerWessels se définit comme une sprinteuse, qui aimerait devenir une coureuse de classiques. “Il faut que mon moteur grandisse encore pour cela. Je suis jeune, donc ça viendra peut-être plus tard. En tout cas, je suis très heureuse d’avoir survécu aux montées ici”. Elle est originaire de la région de Maastricht. “C’est vallonné, un peu comme ici : pas trop raide et pas trop long”.

HEUREUSE D’ÊTRE SUR LE VÉLO

Scarlett Souren a bien fait de suivre les pas de son père, qui pratiquait le vélo plaisir. “Au début, il ne voulait pas qu’on s’y mette avec ma sœur Nikki parce que c’est un sport très cher. Mais un jour il a dit : « ok, on loue un vélo », et on a commencé comme ça. Transformer ce qu’on aime en métier, c’est vraiment spécial. Pas tous les jours bien sûr - quand il pleut, non - mais presque chaque jour, je suis heureuse d’être sur le vélo. C’est à la fois du plaisir et du travail, et combiner les deux est quelque chose de précieux”.

Ce succès tombe à pic après une saison mitigée. “J’ai gagné deux courses, ce qui m’a rendue très heureuse, mais il y a aussi eu beaucoup de revers. Mais cette victoire me remet dans le bon sens”.

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