Tour de l'Avenir Femmes - Prologue : Les réactions

Crédit photo Robert Gachet / DirectVelo

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Isabella Holmgren (Canada) a remporté, ce samedi, le prologue du Tour de l'Avenir Femmes (WE 2.2U), disputé à Tignes (Savoie) sur une distance de 3 kilomètres. Elle devance Eleonora Ciabocco (Italie) et Talia Appleton (Australie).
Isabella Holmgren prend par la même occasion la tête du classement général de cette troisième édition.

Retrouvez ci-dessous les réactions recueillies par DirectVelo

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Portrait de Eleonora CIABOCCO

2e à 17''

« Je suis contente parce que ma dernière course datait du Tour d’Italie, donc ça faisait un moment que je n’avais pas couru. J’ai dû récupérer un peu avant de commencer ma préparation. Rien de particulier : juste un entraînement normal avec des efforts classiques et des jours de repos. Je pense que je me suis mise dans de bonnes dispositions, donc j’étais prête pour ce prologue et pour ce Tour de l’Avenir. Nous avons une équipe solide, donc on verra étape par étape, mais pour l’instant je suis satisfaite de ma performance et de mes sensations.

Aujourd’hui, mes jambes allaient bien. C’était un effort très court avec une montée raide, surtout dans la dernière partie. C’était assez difficile à gérer mais j’avais la voiture derrière pour me soutenir, ça m’a aidée à tout donner jusqu’à l’arrivée. C’est un chrono un peu étrange, mais finalement ça s’est bien passé ».

Portrait de Talia APPLETON

3e à 17"

« Franchement, je n’arrive pas à y croire. Je m’entraîne pour cette course depuis longtemps. Comme je viens d’Australie, j’ai surtout couru la saison australienne et je n’avais pas encore recouru en Europe depuis. C’est assez fou de venir ici, dès le premier jour, face à un peloton d’une telle qualité, avec beaucoup de coureuses du WorldTour. Moi, je ne suis qu’une simple coureuse d’un club australien et, honnêtement, j’ai du mal à y croire.

J’avais déjà fait cette course l’an dernier, mais je n’attendais pas grand-chose de moi à l’époque puisque j’étais encore parmi les plus jeunes. Cette année, revenir ici me rend vraiment enthousiaste, j’ai envie de voir ce que je peux faire. J’ai une équipe très solide autour de moi et ça annonce une belle semaine de course.

Un effort court comme celui-là me convient vraiment bien. J’avais ciblé cette étape et je suis très satisfaite de cette troisième place. J’espérais secrètement un bon résultat, mais je pense que personne ne s'attendait à ça. Ça va être très intéressant de voir ce que les prochains jours vont donner. Je ne suis arrivée en Europe qu’il y a trois semaines. Comme c’est l’hiver en Australie et que je vis à la montagne, je me suis entraînée dans des conditions assez difficiles. Depuis mon arrivée, je n’ai fait que m’entraîner, avec un gros bloc de préparation. Maintenant, je suis vraiment impatiente de me lancer dans la course ».

Portrait de Marion BUNEL

7e à 35"

« C'est une sacrée ouverture de bal, c'était vraiment très très dur. Du moment qu'on fait de son mieux, on ne peut pas être déçu à l'arrivée je pense. Aujourd'hui (samedi), le but était avant tout de bien commencer le Tour de l'Avenir. Je n’aurais pas refusé de gagner, mais d'un côté je ne m'alarme pas de ne pas m’imposer. La course ne se gagne pas sur le prologue. L’an passé, j’avais fini 10e…

Tout le monde me dit que je suis la vainqueure sortante, que je dois conserver mon titre. Il y en a qui m'ont dit même que c'était plutôt « courageux » de revenir, parce qu'il y avait le risque de perdre. Moi je pense plutôt l'inverse, je pense que dès l'instant que tu ne prends pas le départ, c'est que tu acceptes déjà de perdre. Moi, en prenant le départ, je prends le risque de gagner je trouve, donc je suis contente d'être ici. C'est une course qui me tient vraiment à cœur, spécialement cette année avec le maillot de Championne de France, c'est que du plaisir.

J’avoue que c'est hyper difficile à réaliser tous les événements qui viennent de se passer. Au niveau des émotions, c'est tellement fort que je n'arrive même plus à en ressortir. Par moments je suis comme déconnectée, comme si ce n'était pas réel, mais à la fois il faut prendre du recul et c'est avec mes proches que j'arrive à prendre conscience de ce qui se passe. Il faut surfer sur la vague et je fais du vélo premièrement pour m'amuser, alors qu'en plus il y a les rêves qui se réalisent, c'est encore mieux ».

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