Ewen Costiou : « Il va falloir s’accrocher »

Crédit photo Xavier Pereryon / LNC
Petit à petit, Ewen Costiou tisse sa toile. Dans sa quête de la victoire finale sur le Tour du Limousin, le Breton a posé ses premiers filets mardi, en prenant la bonne échappée lors de l’étape inaugurale. 24h plus tard, il a remis ça en terminant une nouvelle fois à la deuxième place, cette fois-ci derrière le Belge Sylvain Moniquet. Sa régularité lui permet de s’emparer du maillot jaune. Reste désormais à garder ses rivaux sous contrôle durant la seconde moitié de l’épreuve. DirectVelo a fait le point avec le puncheur d’Arkéa-B&B Hôtels après la course.
DirectVelo : Tu es pour l’instant le coureur le plus régulier du Tour du Limousin et te voilà logiquement en tête du classement général…
Ewen Costiou : C'est une satisfaction de prendre le maillot. Le but, c'était quand même de gagner l'étape et d'essayer de creuser l'avance sur le général. On ne passe pas très loin aujourd'hui. Le final était très tactique. On peut se satisfaire du maillot jaune. Maintenant il va falloir le garder, il y a encore deux étapes difficiles avant l'arrivée finale à Limoges, il va falloir s'accrocher, être soudés et courir de façon très collective.
« C'ÉTAIT TRÈS TACTIQUE »
Juste après la ligne, tu confiais que, comme hier, l’objectif principal était tout de même de gagner l’étape !
Je me sentais bien et oui, c’était l’objectif. J'ai réussi à déboîter (Nicolas) Prodhomme dans la partie raide du final. Alexandre Delettre était très fort aujourd'hui. C’est le genre d'arrivée qui lui va bien, c'était le plus costaud du groupe. Mais Sylvain (Moniquet) a super bien joué le coup en attaquant au bon moment. Il vient chercher une belle victoire. Il aurait fallu que ce soit peut-être plus long et plus raide pour que j'ai plus de chance de l’emporter.
Cette dernière côte, justement, c’est vraiment le type d’efforts qui te convient ?
La première partie avant le virage à gauche n'est pas très pentue. Dès qu'on tourne à gauche, ça change tout de suite de profil, ça devient vraiment très raide. Il y a encore un petit replat avant de retrouver des pourcentages. C'est une côte difficile parce que le vent a son importance. On peut s'abriter, c'est pour ça aussi que c'était très tactique à la fin.
« ÇA FAISAIT DU BIEN DE L’AVOIR SUR LA FIN »
Tu as aussi pu compter sur le soutien de Martin Tjotta…
Je lui ai dit d’attaquer s’il se sentait bien. Il a mis un bon tempo, Nicolas Prodhomme l'a contré. J'ai tout de suite giclé, et on s'est détachés comme ça. Il a vraiment fait un gros boulot. Ça faisait du bien de l'avoir sur la fin.
Comment imagines-tu les étapes de demain et de vendredi ?
Demain, je pense que ça va un peu ressembler à hier. Le dernier kilomètre est vraiment très raide. On a le maillot mais on va vraiment courir pour gagner l'étape aussi. On a de belles cartes à jouer, notamment celle de Clément Venturini qui marche très fort en ce moment. Il y a encore une belle course à faire pendant deux journées.
En savoir plus : coureurs et équipes associés
Coureurs

