Ewen Costiou : « J’ai senti le coup venir »

Crédit photo Cédric Congourdeau / DirectVelo
Ewen Costiou se positionne. Certes, le Breton n’est pas parvenu à remporter la première étape du Tour du Limousin, ce mardi, devancé au sprint par son dernier adversaire, le Sarthois Thomas Gachignard. Mais le puncheur d’Arkéa-B&B Hôtels réalise une très bonne opération en vue de son objectif de remporter l’épreuve. DirectVelo a recueilli la réaction du 2e de l’étape au pied du bus de sa formation.
DirectVelo : Quel sentiment prédomine au terme de cette étape inaugurale ?
Ewen Costiou : C’est décevant de passer aussi proche de la victoire mais je suis quand même satisfait de ce que l’on a fait collectivement. Toute l’équipe a fait du très bon boulot. Tout le monde était impliqué, avec notamment l’échappée de Simon (Guglielmi). Je prends une belle option pour le général, c’était la priorité aujourd’hui (mardi), même si c’est toujours rageant de passer aussi près. Il reste encore trois étapes difficiles. On va prendre la course au jour le jour.
Un peu plus tôt, tu aurais pu perdre gros sur une crevaison…
Ce n’était pas à un super moment, quand les routes étaient les plus étroites. Mais on a bien géré, j’ai pu changer de vélo très rapidement, je suis vite rentré. Mathis Le Berre et Anthony Delaplace m’ont vite remonté et ensuite, j’ai pu jouer devant.
« RALLIER L'ARRIVÉE AVEC LE PLUS D’AVANCE POSSIBLE »
Comment as-tu géré le final, d’abord à sept puis en duel face à Thomas Gachignard ?
J’ai essayé d’organiser le groupe de sept. Clairement, ça m’allait si on restait tous ensemble jusqu’au bout, toujours en pensant au général. Thomas a attaqué, j’ai directement sauté dans la roue. Une fois dans les tous derniers kilomètres, j’ai senti le coup venir. Je me doutais qu’il allait finir par ne plus passer car il se doutait que je jouais d’abord le général. J’ai maintenu un bon rythme jusqu’à l’arrivée. Il a fait le sprint, et voilà… Je voulais surtout rallier l’arrivée avec le plus d’avance possible sur les autres. Les journées à venir seront plus dures, avec des bosses plus raides et plus longues, qui me conviendront mieux qu’aujourd’hui.
Dans quelle condition physique as-tu abordé ce Tour du Limousin ?
J’ai très bien fini le Tour mais je suis tombé malade, je n’ai pas pu faire la Clasica San Sebastian. Je me suis bien entraîné chez moi depuis. Je ne savais pas trop quelles allaient être les sensations. Après le Tour, c’est toujours particulier, mais je sens que j’ai encore de la force.
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