« J’étais au fond du trou » : Noa Isidore relève la tête

Crédit photo Ronan Caroff / DirectVelo

Crédit photo Ronan Caroff / DirectVelo

Noa Isidore est passé par toutes les émotions, ce dimanche, lors de la Polynormande (1.1). Présent au sein d'une échappée de costauds, puis un temps seul en tête à une quarantaine de kilomètres de l’arrivée, le coureur de la formation Decathlon AG2R La Mondiale est parti à la faute, trop euphorique. “Je n’ai pas réussi à gérer mes émotions. J’étais super content d’être devant après quelques mois de galère où je n’ai pas pu trop jouer les avant-postes, justement. J’ai connu des moments durs, j’ai été un peu en dép’ à certains moments, alors j’étais super content d’être devant, en sachant qu’en plus, la famille et mes meilleurs amis étaient là”.


Le Champion de France Espoirs 2024 s’est enflammé et a perdu en lucidité. “J’avais envie de faire le show, c’était la fiesta dans ma tête. Je suis arrivé trop vite dans un virage et je me suis fracassé. C’est entièrement de ma faute”. Noa Isidore ne souffre que de blessures superficielles mais ses rêves de succès se sont envolés sur cette chute. “Après ça, c’est devenu compliqué. C’est dommage car j’aurais pu aller loin. Je ne dis pas que j’aurais gagné mais ils auraient eu du mal à me reprendre et ça aurait été bon pour Nico (Prodhomme) et Paul (Lapeira). Mais ça va, on arrive quand même à gagner la course.

DES PROBLÈMES DE DOS QUI L’ONT FAIT DOUTER

Déçu de cette erreur bête, Noa Isidore s’est tout de même rassuré en étant capable de jouer les premiers rôles sur cette manche de la Coupe de France Pro. L’air de rien, cette journée devrait faire le plus grand bien à un coureur qui a broyé du noir récemment. “Les résultats ne suivaient pas trop, je n’arrivais pas à avoir une forme constante, à être aussi bien que les années précédentes. Les courses WorldTour, c’est un autre niveau aussi…”, développe celui qui a notamment découvert le Tour Down Under, les Strade Bianche ou encore les Ardennaises. “Et puis, j’ai eu des problèmes de dos. La semaine dernière, j’étais au fond du trou car les problèmes semblaient revenir. J’étais stressé de voir ce que ça allait donner aujourd’hui”, lâche-t-il auprès de DirectVelo, les yeux humides et la voix serrée.

Le voilà donc rassuré. “Je suis assez content, je n’avais pas de douleurs et j’ai pu montrer que les jambes étaient là. J’ai eu le temps de bien me préparer cet été. J’ai fait beaucoup de sacrifices, je suis content que ça paie. J’avais les jambes pour faire quelque chose de grand, je me dis que ça va payer sur les prochaines courses”. D’autant que les rendez-vous à venir devraient convenir au puncheur de 20 ans, avec l’enchaînement de plusieurs courses par étapes aux parcours vallonnés : le Tour du Limousin, cette semaine, puis le Tour de Grande-Bretagne et le Tour du Luxembourg. “Si j’ai les mêmes jambes qu’aujourd’hui, j’imagine que j’aurai des opportunités”

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