Juliette Verdier passe « de rien à tout »

Crédit photo Freddy Guérin / DirectVelo
Juliette Verdier ne pouvait compter que sur elle-même pour se distinguer, dimanche dernier, lors du Championnat de France Juniors. “J'étais un peu perdue parce que d'habitude je cours avec mon équipe et là ça faisait un peu drôle d’être seule au départ. Mais je me suis pas mal débrouillée”, estime la sociétaire du comité Centre-Val de Loire auprès de DirectVelo après avoir fini dans le Top 5 à La Tour-du-Pin.
SEULE EN CONTRE
Elle s’est tout d’abord retrouvée en contre derrière une échappée de six éléments. “Il y a un groupe qui est sorti et comme j’étais seule, c'était difficile à gérer. Du coup, j'ai décidé d'attaquer”. Pendant une dizaine de kilomètres, elle a roulé seule entre les fuyardes et le peloton d’où sont sorties deux des grandes favorites, Thaïs Poirier et Lise Revol. “Quand elles sont revenues, elles ont monté la bosse trop fort pour moi. Ensuite, je me suis retrouvée dans le groupe avec Maéva (Plagniol). Le groupe s'est écrémé. Dans la dernière bosse, j'étais mal placée, j’étais bloquée. Dans la descente, j'ai attaqué pour revenir et je gagne le sprint”.
Avec son entraîneur, ils avaient visé un Top 10. “Je fais un Top 5, donc c'est plutôt pas mal. Quand j’ai reconnu le parcours, j'avais un peu peur de la deuxième bosse. Finalement j'ai bien bu, j'ai bien tourné les jambes et c'est passé”.
« JE NE FAIS QUE PROGRESSER »
La Corrézienne est venue au vélo il y a seulement trois ans, après avoir vu courir son cousin Thomas Bibet, actuellement membre du Top 16. “Je suis allée le voir sur plusieurs de ses courses et je me suis dit « Pourquoi pas ? »”. L’étudiante à Limoges, ancienne membre du Team U LH et de l’UC Condat, a rejoint la N2 du Team Centre-Val de Loire l’hiver dernier. “L'an passé, je n’avais pas d'équipe. Ils m'ont contactée et ça s’est fait comme ça”.
Depuis quelques mois, Juliette Verdier s'impressionne. “Je passe de rien à tout, apprécie la 16e de la Classique du Val de Morteau. Je ne réalise pas trop parce que je ne fais que progresser. Je n’avais pas forcément de résultats extraordinaires auparavant et depuis que j'ai changé d'entraîneur cette année, ça va beaucoup mieux”. Il lui reste notamment cette saison le Grand Prix Ceratizit Women à Plouay. “Je vais la préparer et on verra ce que ça donne”.
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