Loris Rouiller : « C’était tout pour moi »

Crédit photo Alexis Dancerelle - DirectVelo

Crédit photo Alexis Dancerelle - DirectVelo

Loris Rouiller va se sentir comme chez lui à Namur. Déjà vainqueur en Coupe du Monde de cyclo-cross chez les Juniors en 2017,  le coureur d'Elite Fondations Cycling Team a bouclé la boucle, dimanche, en s'imposant à la Citadelle dans la dernière étape du Tour de Namur.  "L'année passée, je fais 3 ici. J'avais vraiment cette étape dans mon coeur.  Cette année, mon objectif était d'obtenir une victoire", commente-t-il pour DirectVelo. Battu l'an dernier par Thijs Aerts et Lars van der Haar , le coureur suisse de 25 ans devance cette fois-ci l'ancien Champion d'Europe de cyclo-cross. 


L'expérience de 2024 lui a servi au moment de l'emballage. "L'année passée, je l'ai lancé en tête. Et puis là je voulais essayer d'être dans les quatre premiers". La position idéale avec le vent. "Il y avait quand même vent de face parce que j'ai réussi à remonter vite". Si près de son objectif, Loris Rouiller ne veut pas tout gâcher. "J'avais juste peur de me faire passer sur la ligne. Donc je n'ai pas fait le malin à l'arrivée pour savoir comment lever les bras".

LES SEULS À PRENDRE UNE ÉTAPE AUX LOTTO

Au départ du Tour de Namur, Elites Fondation Cycling Team "On avait deux grosses cartes avec Valentin Darbellay et Loris Rouiller, plus Arnaud Tendon qui était un peu la troisième carte, précise Loïs Dufaux le directeur sportif. On visait le classement général avec Valentin qui est très en forme. Malheureusement, face à des collectifs comme Lotto ou Baloise, ça s'avérait compliqué, mais il va chercher une très très belle 5e place". Ce partage des tâches arrangeait le vainqueur du dernier jour. "Avoir plusieurs cartes, c'était parfait pour moi d'arriver avec une équipe vraiment solide. Je n'avais pas vraiment de pression. Si moi, par exemple, je ne suis pas bien, je sais qu'il y a d'autres coureurs pour faire le job". C'est  justement ce qui est arrivé le premier jour.  "C'est sorti à la pédale. Il y avait 16 gars devant, Loris n'était pas forcément dans la meilleure des journées, mais il s'est reconcentré, il a fait le taf pour l'équipe", ajoute le directeur sportif de 27 ans.

Mais pour le dernier jour, l'équipe suisse a fait son choix. "C'était tout pour moi, pour le sprint. Mais il fallait que je sois là, donc passer la dernière bosse. Après, on m'a placé", explique Loris Rouiller . L'attitude des Baloise Glowi Lions dans le final a décuplé l'envie de Loïs Dufaux de voir son coureur gagner. "Valentin a essayé d'attaquer. Derrière, j'ai vu que c'est Baloise qui allait le chercher. Alors j'espèrais que Loris arrive à leur souffler la victoire sous le nez. Parce qu'en roulant derrière Valentin, c'était clair qu'ils protégeaient leur place sur le podium. Avec cette victoire, l'équipe suisse est la seule à mettre en échec les Lotto, avec trois victoires sur quatre. "C'est vrai que c'est assez flatteur", savoure Loïs Dufaux. 

Mots-clés

En savoir plus

Portrait de Loïs DUFAUX
Portrait de Loris ROUILLER