Aubin Sparfel : « Une journée très dure comme je les aime »

Crédit photo Joey Photovisions
Aubin Sparfel était en feu ce dimanche après-midi dans la dernière étape du Tour Alsace (2.2). Parti à la poursuite de Paul Fietzke (Red Bull-Bora-Hansgrohe) et de Jasper Schoofs (Soudal Quick-Step), le puncheur de Decathlon AG2R La Mondiale est revenu d'abord sur le coureur allemand avant de devoir se débarasser du Belge. Le vainqueur du Tour du Finistère s'est donc imposé au sommet du Champ du Feu. "Ma saison est plus que réussie, maintenant, ce n'est que du bonus", alors que se profile le Championnat de France Espoirs. Aubin Sparfel a répondu aux questions de DirectVelo.
DirectVelo : Tu attends le dernier jour mais tu ne repars pas bredouille de ce Tour Alsace...
Aubin Sparfel : J'étais un peu déçu de mon Tour Alsace jusqu'à présent. J'ai fait un Top 10 mais à la Planche je n'avais pas les sensations souhaitées donc aujourd'hui c'est une belle récompense. La journée était très longue, je savais qu'il ne fallait pas trop s'affoler, il y avait beaucoup de dénivelé. C'était une journée très dure comme je les aime et j'ai envoyé Matthew (Greenwood) dans l'échappée, ça m'a permis de me reposer surtout mentalement. Je pense que d'avoir un gars devant c'est aussi s’enlever un peu de pression. Dans le final, j'ai vu qu'il y avait deux minutes d’écart, il fallait tout de suite revenir alors j'ai remis Matthew à rouler et j'ai attaqué directement dès qu'il s'est arrêté. C’était peut-être un peu loin de l'arrivée mais je me sentais bien aujourd'hui alors je me suis dit qu'il fallait y aller. Finalement, je reviens sur l'échappée, j'arrive à gagner, c'est assez dingue mais c’est un scénario de fou et je suis très content des sensations.
« J'AI COMPRIS À 200 METRES DE LA LIGNE »
A quel moment y as-tu cru alors qu'il y avait un bel écart à boucher ?
Quand je suis arrivé dans Belmont, dans le raidar, j’ai vu qu'ils n'étaient pas loin alors je me suis dit que je pouvais reprendre l'échappée. J'ai compris que je pouvais gagner et que le peloton ne reviendrait pas, à 200 mètres de la ligne quand je lance mon sprint, c'est peut-être le seul moment où je me suis dit : « ça va le faire ». Finalement j'ai pu faire un bon sprint comme je sais les faire en fin de course et je suis très heureux.
Quand tu es revenu sur Jasper Schoofs tu l'as attaqué...
J'ai essayé de le contrer directement pour pouvoir m'esseuler mais j'ai vu qu'il avait pu récupérer en me voyant arriver. Il fallait quand même rouler pour que ça ne revienne pas derrière. Il a quand même pris un petit relais à 300 mètres et j'ai lancé mon sprint, je savais qu’au sprint je pouvais gagner.
« J'AI EU UNE PANNE DE JAMBES »
Tu as pensé au classement général ?
J'ai vu que j'avais vite creusé l’écart alors je me suis dit peut-être pourquoi pas faire coup double mais j'ai vu que le peloton était assez proche et que je ne gagnerais pas le général. Il fallait tout miser sur la victoire d'étape. C'est pour ça que je me suis permis de me regarder un petit peu avec Jasper (Schoofs) et c'est ça qui me permet aussi peut-être de gagner.
Tu as des regrets après la Planche ?
C'est sûr que j'aurais pu gagner le général mais je sors d'ici avec une victoire d'étape donc je pense que le Tour Alsace est finalement plus que réussi. Je suis très satisfait. J'ai eu une panne de jambe et puis j'aime bien quand les courses sont dures alors avec l'arrêt de la course au milieu (neutralisation à cause d'une chute, NDLR) peut-être que ça m'a un peu handicapé. Je descends d'un stage en altitude donc peut-être que je n'avais pas les meilleures sensations. Maintenant, c’est de mieux en mieux. J'ai pu bien m'amuser sur ce Tour d'Alsace, j'ai pu faire un sprint massif, un petit Top 10 et puis terminer par une belle victoire ici.

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