Demi Vollering : « Je suis très déçue »

Crédit photo A.S.O / Thomas Maheux
Tout était encore possible à mi-pente du Col de la Madeleine. Et puis, en quelques dizaines de secondes et centaines de mètres, au moment d’une accélération de la petite grimpeuse australienne Sarah Gigante, le Tour de France s’est joué. La tenante du titre, Kasia Niewiadoma, a tenté de répondre. Puis Pauline Ferrand-Prévot, en deux temps, a jailli et immédiatement semblé (largement) au-dessus du lot. Demi Vollering, elle, n’a pas bronché. Assise sur sa selle, au train, puis en danseuse pour tenter de se relancer, la Néerlandaise a dû laisser filer la Rémoise, qu’elle n’aura ensuite plus jamais revue. Sur la ligne, la note est extrêmement salée pour la leader de la FDJ-Suez, repoussée à 3’03” de la Championne Olympique de VTT et devancée assez nettement également par la grimpeuse de poche d’AG Insurance-Soudal.
“Je ne me sens pas vraiment moi-même, je ne sais pas… J’ai manqué de force, je n’avais simplement pas les jambes”, regrettait la lauréate de l’édition 2023 au micro de DirectVelo, quelques minutes après la course. “Je me sentais bien en début d’étape, en réalité, mais ensuite, je n’ai simplement pas eu les cannes pour suivre l’attaque de Sarah Gigante. Normalement, j’aurais dû avoir la capacité de la suivre. Je suis très déçue, bien sûr. Mais c’est comme ça…”, souffle-t-elle, en néerlandais puis en anglais.
« EN VUE D’UN PODIUM, C’EST TOUJOURS ÇA »
Forcément très touchée par le scénario de la course et la nette supériorité de son adversaire française, Demi Vollering s’est battue jusqu’au bout, pour le podium final. “Dans le dernier kilomètre, j’ai simplement donné tout ce que j’avais jusqu’à la ligne, ce qu’il me restait. Ce n’est pas grand-chose mais c’est quand même bien d’avoir pu lâcher Kasia. En vue d’un podium final. C’est toujours ça”.
Si la vainqueure de la dernière Vuelta a pu limiter la casse, c’est aussi grâce à l’appui d’Elise Chabbey puis d’Evita Muzic, parties en éclaireuses en début d’étape et qui lui ont ensuite servi de point d’appui. “J’ai dit à Evita qu’elle devait continuer de rouler devant, elle pouvait peut-être jouer quelque chose à l’avant, il aurait été dommage qu’elle m’attende pour rien, mais elle l’a quand même fait et m’a magnifiquement aidée”. Cependant, cette force collective n’était pas suffisante face à une Pauline Ferrand-Prévot absolument impériale.
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