Tour : La « super expérience » de Sylvain Blanquefort

Crédit photo Nicolas Gachet / DirectVelo

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Sylvain Blanquefort vient de boucler son premier Tour de France, au volant de l'équipe Tudor Pro Cycling. “J’étais très fier d'être là. En plus, c'est aussi le premier de l'équipe qui est passée en ProTeam il y a seulement deux ans et demi. Je suis dans la structure depuis 2020. C'est assez symbolique et très gratifiant pour moi de faire partie de cette aventure-là”, confie à DirectVelo le directeur sportif .


Si la ProTeam suisse et son DS français découvraient la Grande Boucle, l’effectif était composé de coureurs habitués à participer à l’épreuve. C’était notamment le cas de Marco Haller et Matteo Trentin, qui en sont désormais à dix et huit participations. “Ils étaient un peu les grands frères pour les autres coureurs. Ils savent bien les guider et leur expliquer les choses. Ça donne un peu plus de calme à tout le monde”.

« UN BON TOUR DE FRANCE »

Tudor a aussi pu compter sur la fougue de Julian Alaphilippe. “C'est assez facile avec Julian, comme toujours. On sent que c'est une course différente pour lui, avec une motivation particulière. Il faut essayer de le canaliser un peu parce que c'est Julian. Il a toujours cette excitation mais il avait envie de se faire plaisir. C'est comme ça qu'il va toujours chercher des résultats”.

Sylvain Blanquefort, qui était en voiture aux côtés de l’ancien professionnel Matteo Tosatto, est satisfait du Tour de France de ses coureurs. “L’équipe a fait un bon Tour de France. On cherchait une victoire d’étape, on n'en était pas loin. Mais je pense qu'on a montré une bonne image de l'équipe sur ce Tour de France en étant offensifs”.

« IL FAUT ANTICIPER »

Son travail sur le Tour de France n’était pas différent des autres courses. Mais le Girondin installé dans les Alpes a tout de même dû s’adapter à certaines contraintes logistiques inhabituelles. “Au début, on découvre qu’il faut anticiper par rapport au trafic ou à l'accès au paddock. Ce sont des petites choses qu’on ne voit pas forcément quand on n’y est pas confronté mais on s’adapte assez rapidement. Ça reste une course de vélo mais on sent qu'il y a quand même un engouement spécial. C'est une super expérience”.

L’ancien coureur amateur n’aurait pas imaginé coacher une équipe sur le Tour de France en débutant sa carrière de directeur sportif en 2017, au GSC Blagnac VS 31. “Il y a eu des circonstances qui m'ont fait atterrir en Suisse. Le projet s'est développé assez vite, plus rapidement que ce qu'on pensait. Je pense que mon travail a aussi fait que je suis là”, sourit-il alors que son boulot est apprécié par ses coureurs depuis qu’il a changé de casquette.

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