Kim Le Court : « Je savais que c’était bon »

Crédit photo A.S.O / Pauline Ballet

Crédit photo A.S.O / Pauline Ballet

Cette première partie de Tour de France a des airs de rêve éveillé pour Kim Le Court. La Mauricienne a décroché, ce mercredi, sa toute première victoire d’étape sur les routes de la plus grande course au monde, à Guéret. Elle en profite pour faire coup double et récupérer le maillot jaune qu’elle avait déjà porté une journée en tout début de semaine. “C’est un moment vraiment spécial ! Je ne réalise toujours pas. Je n’ai pas pleuré cette fois-ci car je n’ai pas franchement le temps de comprendre tout ce qu’il se passe, je crois”, souriait-elle après la course auprès de différents médias. “Je suis sous le choc. Je veux profiter car ce sont des moments rares”.


L’APPUI PRÉCIEUX DE SARAH GIGANTE

Pour ce cinquième jour de compétition, la formation AG Insurance-Soudal avait “un plan très précis” en tête. Toute l’équipe devait rester en protection de sa leader durant la première partie de course avant que cette dernière n’aille chercher les bonifications, placées dans le dernier GPM de la journée, puis jouer l’étape après une dernière descente technique, en espérant une sélection dans l'ascension précédente. “Il fallait rester prudentes au début pour éviter les nombreuses chutes, reprend la lauréate. Ensuite, c’était à moi de jouer. J’ai réussi à prendre les bonifs comme je l’espérais puis j’ai pu compter sur l’aide de Sarah (Gigante)”.

L’appui de l’Australienne, récemment excellente lors du dernier Tour d’Italie - deux victoires d’étapes et 3e du général - a permis au groupe de tête de sept favorites, qui s’est constitué dans la dernière difficulté, de contenir le retour des filles lachées au préalable, en premier lieu la maillot jaune Marianne Vos. “Demi (Vollering) et Kasia (Niewiadoma) étaient d’accord pour rouler, mais pas les autres. Heureusement que Sarah a assuré un tempo. Sans elle, ce n’était pas possible. C’est vraiment une victoire collective”. Il restait tout de même à ne pas se faire piéger dans le dernier kilomètre, et ce n’était pas gagné. “Je n’étais pas idéalement placée, admet celle qui s'est retrouvée en première position aux 600 mètres - pas franchement l'idéal -, avant de se replacer. Heureusement, j’ai eu le kick suffisant pour déborder”, sourit Kim Le Court.

UNE CÉLÉBRATION RISQUÉE

Elle aurait pourtant pu tout perdre bêtement dans les dix derniers mètres en se relevant un peu tôt. Demi Vollering, qui a malicieusement sprinté jusqu’à la ligne, n’était pas loin de remonter et a même eu le temps d’y croire. Ainsi, quelques instants après en avoir terminé,  elle a demandé à revisionner les images du sprint auprès de l’attaché de presse de sa formation FDJ-Suez, Thibaut Mongis. Mais celui-ci a indiqué à la Néerlandaise qu’elle n’était pas passée.

“Je ne pense pas avoir pris de risques”, assure pour sa part Kimberley Le Court. “Peut-être que ça peut donner cette impression-là depuis la télé, avec la vue de face. Mais sur le vélo, tu sens ces choses-là. Avec la vitesse que j’avais et la distance qu’il restait jusqu’à la ligne, je me doutais que ça allait le faire sinon, je n’aurais pas levé les bras. On m’avait déjà fait des remarques identiques à Liège mais je l’ai senti comme ça et je savais que c’était bon”. L’athlète de 29 ans s’était vue gagner, et elle l’a fait.

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