Axel Laurance : « Ce n’était pas encore le moment »

Crédit photo A.S.O / Tony Esnault

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Axel Laurance n’a pas gagné, mais il a beaucoup tenté. Souvent à l’attaque, sur les étapes de Toulouse, Hautacam ou Carcassonne, le Breton a quitté sa deuxième Grande Boucle avec trois Top 10 au compteur. Un bilan satisfaisant pour un coureur qui compte bien lever les bras sur une étape à l’avenir, et qui espère profiter de la caisse accumulée pendant trois semaines pour faire un gros coup d’ici la fin de saison. DirectVelo a profité de sa présence aux Champs-Elysées, dimanche dernier, pour faire le bilan de ces trois semaines avec le puncheur d’INEOS Grenadiers, ancien Champion du Monde Espoirs. 


DirectVelo : Quel bilan tires-tu de ce Tour de France 2025 ?
Axel Laurance : Je peux être vraiment content de mon deuxième Tour de France. J’ai vraiment évolué par rapport à l’année dernière. Cette fois-ci, j’ai été acteur de la course. J’ai essayé de jouer la victoire d’étape à plusieurs reprises. C’est bon pour le futur. J’ai appris beaucoup de choses, j’ai vu que je pouvais me battre à la pédale avec les meilleurs, c’est positif.

Il n’y a donc pas de déception ?
Énormément de coureurs viennent pour une victoire d’étape et au final, très peu y parviennent.  J’ai été combatif, je n’ai jamais baissé les bras. J’ai énormément tenté. J’ai aussi vu qu’il était possible de se battre avec les tous meilleurs, notamment à Mûr-de-Bretagne. Je pense pouvoir me satisfaire du niveau physique que j’ai affiché. Ça peut me donner de la confiance pour l’avenir, j’ai été régulier du début à la fin, sans un vrai coup de mou. C’est très bien. Sachant que d’une manière générale, je suis assez constant depuis le début de saison. C’est une donnée assez importante pour l’avenir.

« J'ESPÈRE METTRE LA BALLE AU FOND PROCHAINEMENT »

Tu sens avoir passé un gros cap…
Oui, ce n’est que ma deuxième saison au niveau WorldTour. Il ne faut pas l’oublier non plus. J’essaie de ne pas sauter les étapes, de prendre les choses dans l’ordre. Forcément, j’aurais aimé gagner sur ce Tour de France, mais visiblement, ce n’était pas encore le moment. Il me manque encore pas mal de choses pour vraiment aller la chercher. Je le prends vraiment positivement. Ce Tour peut aussi m’aider pour les prochaines courses. J’espère mettre la balle au fond prochainement.

D’un point de vue collectif, comment l’équipe INEOS Grenadiers a-t-elle vécu ce Tour de France, en marge du classement général mais avec deux victoires d’étapes pour Thymen Arensman ?
Il n’a pas été facile de perdre Filippo (Ganna) d’entrée de jeu, sur chute. Il aurait pu faire de belles choses dans les échappées, il pouvait gagner le contre-la-montre de Caen. Ça nous a fait mal mais on a su se remobiliser. Petit à petit, on se sentait de mieux en mieux. On a conscience d’avoir donné l’impression de ne “rien faire” les premiers jours mais ces étapes-là n’étaient pas les plus propices pour nous. J’étais le coureur attendu dans l’équipe lors des premières journées mais il m’en manquait un petit peu. Ensuite, on a montré qu’on était costauds. Même en perdant Carlos (Rodriguez), on ne s’est pas laissés abattre. On s’est battus jusqu’au bout, on peut être fiers.

« J’AIMERAIS FAIRE LE CHAMPIONNAT D’EUROPE EN ARDÈCHE »

Sur le papier, cette dernière étape revisitée pouvait te convenir !
C’était très tendu, très glissant à cause de la pluie. Malheureusement, les changements de température et les redescentes d’arrivées au sommet m’ont fait mal. J’étais malade les deux-trois derniers jours. J’avais un peu de mal à respirer dans la montée de Montmartre. Forcément, en n’étant pas à 100%, c’est compliqué. C’était super nerveux, très dur avec tous ces virages, les relances… Il y en avait vraiment de partout.

Qu’espères-tu des trois derniers mois de la saison ?
Je vais reprendre à Hambourg. Ensuite, j’irai au Tour d’Allemagne et à Plouay. J’aimerais faire le Championnat d’Europe en Ardèche. Ce serait vraiment bien, j’ai montré que j’étais capable de performer sur des arrivées punchy. J’aimerais beaucoup aller chercher une première sélection chez les grands. Ma saison est loin d’être finie.   

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