Team Flanders-Baloise : « Ce sera en ProTeam ou rien »

Crédit photo Nicolas Mabyle - DirectVelo

Crédit photo Nicolas Mabyle - DirectVelo

L’avenir de Team Flanders - Baloise est plus incertain que jamais. La Flandre, soutien historique de la formation depuis 1994, a annoncé la fin de son partenariat fin 2026. Selon le directeur sportif du Team Flanders-Baloise Hans De Clercq, cette décision n'a rien à voir avec les résultats. "Il faut faire des économies, en Flandre, en Wallonie, au fédéral. Sport Vlaanderen doit aussi soutenir d’autres disciplines, On était un peu l’exception dans leur structure", explique-t-il à DirectVelo. Par conséquent, ce retrait n'est pas une surprise. "Entendre la nouvelle est toujours surprenant, mais on savait que cela arriverait un jour". S'il est triste de la nouvelle, il n'est pas amer vis-à-vis de la Flandre. "On peut les remercier de leur soutien pendant plus de 30 ans et de nous avoir annoncé longtemps à l'avance leur départ. Cela nous laisse le temps d'essayer de sauver le projet". 


« POURQUOI NE PAS LUI DONNER UNE CHANCE ? »

Le manager de la structure Christophe Sercu veut pallier le départ de Team Flanders par un partenaire privé en 2027. "L’intention, c’est d’essayer de continuer en 2027, mais je n’ai pas de boule de cristal. On voudrait repartir sur les bases actuelles, mais tout commence par la recherche d’argent. Tant qu’on ne trouve rien, on ne peut rien promettre", explique Hans de Clercq qui ne veut pas vendre de faux espoirs. "Pour moi, c’est une petite chance. Une waterkansje, comme on dit ici. Regarde Lotto et Intermarché, ils doivent fusionner. Alpecin cherche encore un co-sponsor. Quick-Step aussi. Ce n’est pas évident aujourd’hui". Mais l’état d’esprit reste combatif. "On veut essayer. Et c’est pour ça que cette petite chance existe. Sinon, on aurait déjà arrêté maintenant". Sous quelle forme ? "Peu importe, mais ce sera en ProTeam ou rien. On peut tout envisager à partir de maintenant. Il faudra voir aussi ce que va faire Baloise en 2027 car leur contrat s'arrête également fin 2026".

Malgré l’annonce, la saison 2026 se prépare normalement : "Rien ne change pour l’instant. La Flandre paie encore jusqu’en 2026. On a le même budget. Si quatre coureurs partent, quatre autres arriveront. Une ProTeam doit avoir 20 coureurs, c’est obligatoire". Et même si l’horizon 2027 est flou, l’équipe n’hésite pas à continuer à investir sur les jeunes. "Si on a un Espoir en dernière année sans autre offre, pourquoi ne pas lui donner sa chance ? Regardez Jonas Geens (vainqueur du Challenge DV en 2024, NDLR) : un an chez nous. Il partira sans doute, mais au moins, il a eu une opportunité".

« SANS NOUS, ILS N’AURAIENT JAMAIS DÉPASSÉ LE NIVEAU AMATEUR »

Hans De Clercq tient à rappeler le rôle fondamental de la structure dans la formation des jeunes coureurs belges. "Chaque année, on sort 3 à 4 coureurs. Des gars qui, sans nous, n'auraient jamais dépassé le niveau amateur. On peut dire qu’ils auraient pu aller chez VolkerWessels ou chez Tarteletto, mais ce n’est pas la même chose".

Il regrette que certains pensent que les WorldTeams suffisent à absorber les talents. "Je vous garantis que beaucoup de jeunes Flamands, après leur carrière Espoirs, vont devoir chercher du travail sans nous". Et si l’aventure s’arrêtait là ? "J’aurai 58 ans en mars 2027. Ce serait beau de lancer encore un nouveau projet. J’ai encore de l’ambition. Mais si ça s’arrête, ça s’arrête. On verra bien où le bateau nous mène. Je ne vais pas me rendre malade pour ça". 
 

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