Ewen Costiou : « On réalise tout le chemin parcouru »

Crédit photo Xavier Pereyron - DirectVelo

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Les jours ont beau défiler, Ewen Costiou a encore de l'énergie à donner sur ce Tour de France. Fidèle lieutenant de Kévin Vauquelin dans sa quête de classement général, notamment durant cette troisième semaine, le Breton a encore la force de jouer sa carte quand l'occasion lui est donnée. C'était le cas, ce samedi, pour la 20e étape entre Nantua et Pontarlier. Parti dans la bonne échappée, il n'était pas dans les roues de n'importe qui à l'initiative de l'attaque. "C'était un gros départ encore une fois, les conditions se sont vite dégradées. J'ai essayé d'accompagner les coups, je voulais être devant. J'arrive à sortir avec Wellens et Jorgenson".


« LE PARI EST RÉUSSI »

Dans les roues du Belge et de l'Américain, le coureur d'Arkéa-B&B Hôtels ne s'amuse pas. "Franchement c'était à bloc, j'ai laissé beaucoup de cartouches. On a attendu le groupe derrière, on a mis du temps à prendre du champ avec Jegat dans le groupe". Outre ses deux compagnons du début d'étape qui se sont regardés, Ewen Costiou a finalement été en difficulté quand les échappés se sont attaqués. "À la fin j'ai payé les efforts du début et même de la semaine en général. Mais on avait un objectif aujourd'hui avec le classement par équipes, on mérite notre 4e place. Grâce à ça le pari est réussi".

Ce samedi, le Finistérien a pu jouer sa carte. "Mon rôle est d'épauler Kévin le plus longtemps possible, de l'accompagner, de le motiver. Le but n'était pas forcément d'aller dans les échappées". Pour un premier Tour de France, Ewen Costiou ne pouvait pas rêver mieux. "Avec l'équipe c'est fou ce qu'on vit. On réalise quelque chose de vraiment beau. Quand on repense au stage qu'on a fait avec Kévin, au Tour de Suisse... On réalise tout le chemin parcouru".

« JE NE ME TROUVAIS PAS, J'ÉTAIS PERDU »

À titre personnel, Ewen Costiou était encore capable, en troisième semaine, de tenir dans un peloton réduit lors des étapes de montagne. "Je me suis étonné en montagne, surtout sur le Tour. Quand il reste 20 mecs, j'arrive à être encore là. J'ai un bon niveau et plus les jours passent et mieux je suis. C'est un bon point de repère pour l'avenir". Même s'il l'avait déjà noté au Giro l'année dernière, pour son premier Grand Tour, l'enchainement de trois semaines ne lui fait pas peur. "Je sens que je récupère bien. J'avais l'expérience du Giro de l'an dernier mais là, c'est le Tour, ce n'est pas pareil".

Ewen Costiou a pu constater qu'il s'agissait d'une course à part, de l'intérieur du peloton aussi. "C'est nerveux depuis le début du Tour, il n'y a pas eu de jour de repos ni de journée de transition". Mais il conserve ce besoin de gagner. Et le Tour de France pourrait bien servir de tremplin pour relever les bras, lui qui ne l'a fait qu'une fois chez les pros, sur une étape du Région Pays de la Loire Tour l'an dernier. "J'aimerais bien gagner une course. Je n'ai pas eu un début de saison facile, je ne me trouvais pas, j'étais perdu. Regoûter à la victoire, ça me ferait vraiment plaisir". Et vu sa forme fin juillet, Ewen Costiou a toutes les cartes en main pour y parvenir.

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