Kévin Vauquelin : « On aurait fait pareil à leur place »

Crédit photo Xavier Pereyron - DirectVelo

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La journée raccourcie de ce vendredi de Kévin Vauquelin n'a pas très bien commencé mais, une fois de plus, le leader d'Arkéa-B&B Hôtels a limité la casse et même en partie rétabli la situation dans la montée finale de la Plagne. "Il me fallait ma mise en route, et sur une étape aussi courte c'était dur, dit-il à l'arrivée. Dès le premier col (le col du Pré, NDLR), j'ai dit à Ewen (Costiou) de rouler un petit peu. Je voyais Johannessen sortir et je ne voulais pas perdre ma place au général. Ils ont réussi à monter fort mais je leur ai dit que je n'étais pas bien". 


L'étape commence mal et la descente du col du Pré n'arrange rien. "On a pris une cassure. Uno-X en a profité pour rouler, on aurait fait pareil à leur place. C'est un beau combat avec Tobias (Johannessen)". En effet, le Norvégien, 8e du classement général au départ d'Albertville voit une occasion en or de reprendre les 2'16" qui le sépare de la 7e place occupée par le Normand. Johannessen peut récupérer Andreas Leknessund qui était parti en éclaireur et se dévoue corps et âme pour son leader. "Mes coéquipiers ont fait un gros travail", salue l'ancien vainqueur du Tour de l'Avenir.

« JE SENS LA TROISIÈME SEMAINE »

Mais Kévin Vauquelin n'est pas seul non plus, comme depuis le début du Tour. Ewen Costiou et Raul Garcia Pierna roulent dans la descente, roulent dans la vallée pour maintenir l'écart à 1'30" sur le peloton maillot jaune au pied de la Plagne. "C'est parti un peu fort au pied, je sens la troisième semaine et les efforts consentis ces derniers jours". Il ne peut suivre Jordan Jegat qui était aussi dans son groupe mais va parvenir à limiter les dégâts avec un petit coup de main de Clément Berthet sur la fin. "La pluie m'a peut-être aidé à me sentir légèrement mieux".

S'il a perdu une place par rapport à Tobias Johannessen, Kevin Vauquelin a aussi croisé Primoz Roglic. Le Slovène auteur d'un baroud d'honneur dans le col du Pré a payé ses efforts, termine l'étape à 12' et se fait donc dépasser par le 2e du Tour de Suisse au général. Mais le Français veut rester prudent avant de fêter sa 7e place. "Il peut y avoir des cassures. Tant qu'on n'a pas passé la ligne à Paris, on n'a pas fini le Tour", tient-il à rappeler. Son concurrent Tobias Johannessen affiche la même prudence, "il y a encore deux jours". "Mais je suis pressé d'être à la semaine prochaine et contempler ce qui s'est passé. C'est beaucoup de travail et je suis vraiment fier de l'équipe et de mes équipiers, ajoute Kévin Vauquelin. A la base, le général n'était pas du tout prévu. On s'est battu comme des lions".

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