Tim Merlier : « Il ne va pas aimer entendre ça, mais... »

Crédit photo Soudal Quick-Step / Rhode Van Elsen / Getty Images

Crédit photo Soudal Quick-Step / Rhode Van Elsen / Getty Images

Il faut plus qu’un sprint désorganisé pour désarçonner Tim Merlier.  Ce dimanche à Bruxelles, le champion d'Europe a encore démontré qu’il excelle dans l’art de s’extirper de situations mal embarquées. En trois sprints, son train n’a jamais été parfaitement aligné. Pourtant, deux fois sur trois, il a su transformer l’imprévu en triomphe. "Souvenez-vous mercredi : j’ai délibérément quitté la roue de Bert Van Lerberghe, ce qui semblait une mauvaise idée, mais j’ai fini par trouver la brèche", rappelle-t-il au micro de DirectVelo. Rebelote donc, ce dimanche, pour conclure l'épreuve comme il l'avait débutée, par une victoire. Son poisson-pilote Bert Van Lerberghe a crevé dans le final. Qu’à cela ne tienne. "J’ai basculé directement sur Dries Van Gestel, qui a super bien géré. Il m’a ouvert un petit espace dans le dernier kilomètre, que j’ai su agrandir pour arriver dans la dernière courbe en parfaite position". 

Par conséquent, ça marche également sans Bert Van Lerberghe. "Il ne va pas aimer entendre ça, mais… oui", répond Tim Merlier avec un sourire en coin avant de nuancer : "Bert reste crucial, et je vais avoir vraiment besoin de lui au Tour, là où les sprints seront bien plus structurés… Et bien plus brutaux dans les cinq derniers kilomètres. J’espère qu’on sera à 100% à chaque fois". 

LE RÊVE DU JAUNE

Mais avant de penser à la Grande Boucle, une autre échéance se profile : les Championnats de Belgique ce dimanche à Binche. Un rendez-vous que l'homme aux désormais 60 victoires chez les pros connaît bien, et qu’il pourrait remporter pour la troisième fois. "Je sais ce que ça fait maintenant, c’est toujours chouette ! Mais le National, c’est vraiment la course la plus dure de l’année, rien ne peut être laissé au hasard. Il faut que tout s’emboîte parfaitement." Et après ? Direction Lille, pour une étape d’ouverture du Tour de France qui pourrait déjà offrir le maillot jaune à un sprinteur. "Bien sûr que ça fait rêver. C’est une opportunité unique. Mais honnêtement, j’aborde chaque sprint comme une chance de gagner. Il n’y a de toute façon qu’un seul vainqueur, non ? Et je peux y aller sans trop de pression. Le Jour-J, je sentirai peut-être un peu de tension. Mais là, le plus important, c’est de faire en sorte d'y arriver frais". 

Pendant ce temps, le petit Jules, deux ans, portait fièrement la médaille de papa dans les bras de maman Cameron lors de la cérémonie. La collection de trophées du fiston s’étoffe. Et un lion Crédit Lyonnais du Tour ? "Pourquoi pas ? Il en a déjà trois de Paris-Nice… dont un dans son lit. Mais honnêtement ? Ce ne sont même pas ses peluches préférées". S'il arrive à remporter la première étape du Tour à Lille, c'est Tim qui pourrait ben dormir avec le nounours. 

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