Les larmes de Filippo Agostinacchio, le bonheur de l’Italie

Crédit photo Xavier Pereyron / DirectVelo

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Certains imaginaient une arrivée au sprint, d’autres voyaient plutôt une énième poignée d’attaquants se jouer la victoire. Ce sont finalement les seconds qui auront eu raison. Ce vendredi, l’échappée est une nouvelle fois allée au bout sur les routes du Tour d’Italie Espoirs, et c’est l’Italien Filippo Agostinacchio, amoureux de gravel et double Champion d'Italie Espoirs de cyclo-cross, et qui n’avait encore jamais décroché de succès marquant dans la catégorie U23 sur route, qui l’a emporté en solitaire. L’Italie attendait une victoire d’étape depuis celle d’Alessandro Romele lors de l’édition 2023. Cerise sur le gâteau avec un triplé transalpin, cette fois-ci, le coureur de Biesse-Carrera-Premac l’emportant devant deux compatriotes.


“C’est beaucoup d’émotions pour moi”, admettait à chaud le lauréat, en larmes dans la zone d’arrivée après s’être pris la tête entre les mains en franchissant la ligne en vainqueur. “Je n’aurais jamais imaginé pouvoir vivre un tel moment”. Et pour cause : l’athlète de 22 ans concède qu’il était à deux doigts de poser pied à terre 48 heures plus tôt. “Je me sentais super mal ces derniers jours, je voulais laisser tomber”.

DOUZE BORNES EN SOLO

Malgré quelques belles places d’honneur dans la botte italienne ces dernières années, Filippo Agostinacchio n’avait pas levé les bras depuis les lustres. “J’espérais gagner plus tôt que ça dans la catégorie Espoirs mais le faire ici, aujourd’hui, c’est quelque chose de spécial. C’est plutôt pas mal pour une première victoire”, rigole-t-il.

Sorti à douze bornes de l’arrivée, il est donc parvenu à résister à ses anciens compagnons d’échappée, parmi lesquels les Français Ugo Fabriès (UAE Team Emirates), Adrien Boichis (Red Bull-BORA-Hansgrohe) Pierre-Henry Basset (Astana). Jusqu’au bout, seul contre tous, en profitant il est vrai d'une certaine mésentente à l'arrière. “Quand j’ai su que j’avais trente secondes d’avance à deux bornes de l’arrivée, j’ai compris que c’était bon”. L’émotion l’a alors envahi.

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