Cette fois-ci, pas de photo-finish pour Antoine Berger

Crédit photo Christian Cosserat - DirectVelo
Antoine Berger a connu des hauts et des bas dans la même journée mais il a su rebondir. Ce matin dans le contre-la-montre, alors qu'il était bien parti, "je n'aurais pas battu Léandre Huck, mais j'aurais sûrement été dans le Top 10, peut-être Top 5", il déraille alors qu'il avait "fait le plus dur". Déçu, il laisse 1'26" dans l'affaire. Mais cet après-midi entre Suilly-la-Tour et Pouilly-sur-Loire, le coureur du SCO Dijon-Team Materiel-velo.com a pris sa revanche pour s'imposer.
Battu mais pas abattu, le vainqueur d'étape du Circuit de Saône-et-Loire est reparti de l'avant. "Ça m'a mis un petit coup, mais de toute façon, on est là. Il n'y a rien d'autre à faire que de faire la course". Après une neutralisation provoquée par une chute, le vainqueur du Grand Prix d'Aix flaire le bon coup au sommet de la côte des Loges. "Ce GPM était trompeur, parce que le pied est très raide, donc tout le monde montait à fond dès le début et moi je l'ai tamponné un peu et en arrivant au sommet j'étais le mieux. J'ai prolongé l'effort et je suis sorti avec le gars de Roanne (Matthieu Lavignac), et quand j'ai vu Louis (Hardouin) rentrer sur nous, je me suis dit là, ça commence à être intéressant", raconte-t-il à DirectVelo.
UN SPRINT LONG MAIS PAS TROP
Dans l'arrivée en faux-plat montant, Antoine Berger veut exploiter ses qualités de puncheur. "Je savais qu'il fallait être relativement patient, je ne voulais pas être celui qui lançait, mais je ne voulais pas que le sprint soit trop court non plus, parce que ça profite aux qualités de Louis, donc je voulais que ce soit un sprint long en force, et je n'étais pas sûr de l'emporter pour autant". A ce petit jeu, Matthieu Lavignac craque le premier et lance. Le Dijonnais saute dans sa roue avant de s'imposer assez largement. Il y a un mois au Circuit de Saône-et-Loire, il avait fallu la photo-finish pour lui donner la victoire . "Je ne savais pas si j'avais gagné en passant la ligne".
Depuis ce Circuit de Saône-et-Loire, Antoine Berger a connu des contre-temps. Parti en stage à Font-Romeu, il tombe malade à la moitié du séjour. Ensuite, "au Tour du Beaujolais, je n'ai pas supporté les premières chaleurs, et je suis passé à côté alors que c'était un de mes beaux objectifs. Donc là ça rassure". Le coureur de 25 ans s'est même acclimaté à la canicule qui pèse sur le Tour Nivernais Morvan. "J'ai eu l'impression au départ cet après-midi, qu'il faisait moins chaud, mais en regardant le thermomètre c'était pareil".
À DOMICILE AUX HERBIERS
Alors qu'il reste encore deux occasions de briller dans ce Tour Nivernais Morvan, d'autres belles courses se présentent à son calendrier à commencer par le Championnat de France, sur ses terres, aux Herbiers. "Mes parents habitent à 30 kilomètres, c'est un peu mes routes d'entraînement, rappelle l'ancien coureur de l'UC Cholet 49. Mais je n'ai pas envie de me focaliser sur une seule course".
En effet son été va être très occupé. "Il y aura le Tour du Pays Roannais, le Tour de Côte d'Or, il n'y a vraiment que de belles épreuves". Mais au Championnat de France, lui qui connaît bien le Mont des Alouettes aura "le petit sentiment d'être un peu à domicile, ce qui fait du bien".
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