Tour Nivernais Morvan - Et. 1 : Les réactions

Crédit photo Christian Cosserat - DirectVelo
Arnaud Tendon (Elite Fondations CT) a remporté, ce jeudi, la première étape du Tour Nivernais Morvan (Élite Nationale), disputée sur 154,4 kilomètres entre La Fermeté et La Machine (Nièvre). Aller à la réaction de : 2e de l'étape « Je suis déçu de ne pas jouer la gagne. J’ai fait tout ce que je pouvais, tout ce que j’avais à faire. C’est dommage, car je me sentais vraiment bien. C’était un sprint difficile, mais qui me convenait bien. L’équipe a fait un super boulot pour me placer et me lancer. C’est un sentiment partagé. C’est ma quatrième place de deux cette saison… C’est frustrant, mais c’est comme ça. On a joué, on a perdu. Ce n’est que partie remise. 3e « Un podium, c’est bien, mais je suis un peu déçu qu’on n’arrive pas pour la gagne. Ça aurait été plus motivant, même si Sanlaville était vraiment rapide. Je me suis fait un peu bouger dans le final. J’avais un petit cran de retard, j’ai réussi à revenir sur Sanlaville, mais j’étais cuit. J’ai produit mon effort, il n’y a pas de regrets. Leader des points chauds « Je suis très déçu ce soir car je ne suis vraiment pas passé loin de ma première victoire en Élite. J’ai vite compris qu’avec trois minutes d’avance et un rythme assez lent devant, il fallait jouer finement. J’ai essayé de bien driver l’échappée, en m’assurant qu’on roule le plus doucement possible. Je savais que la fin du circuit serait plus compliquée, donc le but c’était de s’économiser au maximum. Finalement, l’échappée va au bout… sauf moi. Je suis le dernier à ne pas y arriver, donc forcément, c’est frustrant.
Arnaud Tendon s'empare du même coup du premier maillot jaune de leader de cette 47e édition.
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On n’a pas roulé très vite aujourd’hui, mais il faisait très chaud, et ça a usé tout le monde. Je pense que beaucoup avaient peur de se livrer, peur d’exploser. Avec l’équipe, on a pris le risque de ne pas trop prendre la course en mains, et c’est peut-être ce qui a manqué à la fin. Si on avait pris plus tôt, je n’aurais eu personne avec moi pour m’aider dans le final. J’ai essayé de récompenser au mieux le travail de l’équipe.
C’était un sprint décousu, il fallait être à la fois malin et costaud. On a monté rapidement le pétard de l’autre côté, et on n’était plus très nombreux en haut. J’ai essayé de m’économiser un peu dans les roues, je savais que pour gagner le sprint, il fallait que je déclenche de loin. J’ai pris l’initiative de le faire, et je règle le peloton, c’est satisfaisant.
Je suis là pour gagner une étape. On verra aussi ce que je vaux sur le chrono demain. Je ne suis monté qu’une fois sur le vélo de contre-la-montre cette année, il y a deux jours. Je vais tout donner, et on verra après ».
L’échappée a rapidement pris du temps. Derrière, ça se regardait beaucoup, personne ne voulait vraiment rouler. Quand j’ai vu qu’on avait encore trois minutes de retard à 50 kilomètres de l’arrivée, je me suis dit que ça allait être compliqué. J’ai tenté d’attaquer dans quelques bosses pour relancer l’allure, et ça a plutôt bien marché. Dinan a commencé à rouler, ils nous ont demandé de les aider, mais on n’était plus que quatre.
En plus, un coureur de l’équipe était à l’hôpital après l’abandon de Gabriel Coulondre. Il est tombé juste à côté de moi après 15 bornes. Je ne sais pas trop ce qui s’est passé, j’espère que ce n’est pas trop grave. Il commençait à bien marcher, c’est vraiment dommage pour lui. Il aurait été une vraie carte en plus pour m’aider ou même pour jouer sa chance.
Je ne voulais pas qu’on roule trop tôt pour garder des forces. Mais à partir de là, ça s’est beaucoup regardé. Dans le mur, on a mis un gros coup de vis pour sortir à trois. On est revenus tout près de l’échappée, mais on s’est encore regardé, et ça a permis au peloton de rentrer. Devant, ils ont repris de l’avance avant la flamme rouge, et Sanlaville est allé au bout en solitaire. Ils méritent, ils ont passé la journée devant. Derrière, pour nous, c’était plus tranquille au début.
Il reste encore quatre gros jours, il y a de quoi faire. Ce sont les premières grosses chaleurs, et tout le monde avait peur d’exploser. Dès qu’on fait deux efforts, on le sent tout de suite. Il faut presque dix bornes pour récupérer, on se met vraiment dans le rouge. Personne ne voulait se faire contrer et tout perdre ».
La première attaque a eu lieu dans la descente, à cinq bornes de l’arrivée. Je suis rentré, Gaspard André avait lâché mais il a réussi à revenir derrière. Ensuite, on s’est un peu regardés. Arnaud Tendon était vraiment fort, c’était compliqué de rouler avec lui. Puis à deux bornes, dans la dernière descente, il remet une attaque… et là, je ne pouvais tout simplement pas suivre. Je me fais reprendre à 150 mètres de la ligne. Rageant.
Je m’en sors plutôt bien sur les classements généraux. J’ai fait troisième au général du Tour de Charente-Maritime, la semaine dernière, je termine huitième au Tour de l’Eure-et-Loir. J’aime bien les courses par étapes. L’étape de samedi risque d’être un peu plus dure pour moi, mais il y a le contre-la-montre demain matin. C’est une discipline que j’aime vraiment, et je vais tenter d’y jouer la gagne. Il va falloir bien récupérer d’ici là ».
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