Aubin Sparfel : « Je me suis loupé »

Crédit photo Xavier Pereyron / DirectVelo

Crédit photo Xavier Pereyron / DirectVelo

En pleine bourre depuis le Tour de Bretagne, Aubin Sparfel est actuellement présent sur les routes du Tour d’Italie Espoirs, où il tourne autour d’une victoire d’étape. Le récent lauréat du Tour du Finistère - face aux pros - et de l’Alpes Isère Tour s’est en effet classé tour à tour 2e à Cantu et 3e à Salsomaggiore Terme, ce mercredi. “Je suis toujours à la recherche de cette victoire d’étape, ce n’est pas passé loin deux fois, c’est sûr. Mais il reste encore quatre belles journées, ce n’est pas fini”, prévient auprès de DirectVelo le coureur de Decathlon AG2R La Mondiale.


Entre Lombardie et Emilie-Romagne, Aubin Sparfel a flairé le bon coup lors de cette quatrième journée de course. Le Valico di Sant’Antonio et ses 8.2 km à 5.1% de pente moyenne, dont le sommet était situé à une trentaine de kilomètres de l’arrivée, a fait la différence. “Avec un tel profil sur l’étape et vu la façon dont ça avait roulé depuis le début de course, je savais qu’une échappée pourrait aller au bout”. C’est ainsi que, vigilant et en deux temps, il s’est retrouvé dans la bonne. Au sein de ce groupe d’une dizaine de coureurs, où figuraient deux autres Français - Pierre-Henry Basset (Astana DT) et Ugo Fabries (UAE Team Emirates Gen Z), Aubin Sparfel a misé sur ses qualités de finisseur. “J’avais confiance en ma pointe de vitesse mais j’ai mal négocié le final, je me suis loupé”.

PARTIE REMISE

Après coup, Aubin Sparfel admet que la spécificité du dernier virage sur la droite avait été évoquée lors du briefing. “Mais je n’étais plus très lucide et je me suis retrouvé à sprinter à l’extérieur. J’ai donc fait quelques mètres de plus”. Quelques mètres de trop, sans doute. “J’aurais peut-être pu gagner mais c’est loin d’être sûr, (Seth) Dunwoody était très fort”, concède-t-il, beau joueur malgré la déception d'avoir été devancé par l'Irlandais de la Bahrain Victorious. Deux jours plus tôt, c’est “un manque de soutien d’autres équipes” qui n’a pas permis à Aubin Sparfel de jouer la gagne, lui qui avait réglé le sprint du peloton, pour la deuxième place, derrière le Belge Jonathan Vervenne (Soudal Quick-Step DT). “On ne pouvait pas forcément espérer mieux. C’était une place de 2 moins frustrante que le résultat du jour”.

Le maillot de leader du classement par points, qu’il portera jeudi lors de la cinquième journée de course, témoigne de la régularité du garçon depuis le début de cette épreuve de référence chez les Espoirs. Mais pas question de s’en contenter. “Je veux gagner une étape, c’est l’objectif. On a une équipe solide, on peut le faire. Essayer de garder le maillot distinctif est aussi un joli challenge”. Et ne demandez pas au crossman s’il a coché une étape en particulier. “Elles sont toutes intéressantes”, sourit-il. Loin des meilleurs lors de la première grosse explication entre les favoris mardi, il n’a plus rien à jouer au général. “Malheureusement, je n’ai pas eu de super sensations hier. C’est dommage mais j’avais envisagé cette hypothèse de ne pas jouer le général. C’était une possibilité, je pouvais peut-être espérer un Top 10, mais j’avais aussi songé à jouer les étapes après avoir perdu du temps au général. La déception est vite passée”. Et la semaine est encore loin d’être terminée.

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