Mathieu Lambert : « Lever les bras n'est pas si courant pour moi »

Crédit photo Ronan Caroff / DirectVelo

Crédit photo Ronan Caroff / DirectVelo

Tir groupé dans les Bouches-du-Rhône pour l’AVC Aix Provence Dole. Dimanche dernier, le club provençal a dominé le Souvenir Frédéric Pelloux à Rousset, support du Championnat Région Sud. Il y avait du noir et vert partout sur les routes, et surtout à l’arrivée : sept coureurs, sur sept, de l’équipe présents dans le groupe de tête. Le titre est revenu à Mathieu Lambert, qui décroche là la première victoire de sa carrière. “J’y pensais depuis un moment. Lever les bras, ce n’est pas si courant pour moi, alors ça fait vraiment plaisir”. Un succès construit autant par l’effort que par l’esprit d’équipe. Avant l’arrivée, les coureurs Élites du club, Mael Soranzo, Tristan Delacroix et Mathieu Lambert lui-même, se sont concertés. “On en a discuté entre nous. Les autres jouaient le titre Open 1, mais nous, on visait celui Elite. Tristan avait déjà gagné l’an dernier, Mael était d’accord… Alors j’ai accepté avec plaisir".


Pourtant, Mathieu Lambert aurait pu rester à quai. Il a failli rater l’échappée décisive, partie sans lui. “Quand elle s’est formée, des gars de l’équipe y sont allés un par un. J’ai été le dernier à rentrer, tout seul. J’ai senti que c’était maintenant ou jamais, j’ai tout donné. J’ai dû mettre une demi-heure à m’en remettre, surtout avec la chaleur qui m’a mis dans le rouge”. Une fois la jonction faite, la suite a ressemblé à un feu d’artifice tactique. Avec sept coureurs d’Aix à l’avant, les attaques se sont multipliées jusqu’à ne plus laisser que des maillots du club en tête. “On n’avait pas de plan précis, juste l’envie d’animer, d’être devant. Et ça a marché”. Une stratégie gagnante qui vient récompenser un bon début de saison pour le Sarthois. “Je m’étais fixé l’objectif d’en gagner une cette année. C’est fait, et ça valide le travail”.

Licencié à l’AVC Aix Provence Dole depuis deux ans, le cofondateur de Cyclisme Performance, stagiaire dans une WorldTeam française pour ses études, poursuit son activité de coureur tout en entraînant d'autres athlètes. “Quand je bossais avec Cofidis, j’étais en licence STAPS. Je faisais déjà des tests de VO2max, lactates, ce genre de mesures qu’on voit beaucoup à l’étranger. On avait même organisé un stage à Aix pour repérer des jeunes”. C’est à cette occasion qu’il rencontre Jean-Michel Bourgouin, le manager du club. L’opportunité de courir se présente, il n’hésite pas. Depuis, il concilie son métier d'entraîneur avec la compétition. “J’entraîne pas mal de coureurs en Elite, dont certains d’Aix. On se croise souvent en course, c’est sympa. Quand on est coach, on est souvent derrière l’écran, alors ça fait du bien de garder le contact avec le terrain”.

Mots-clés

En savoir plus

Portrait de Mathieu LAMBERT