Julie Bego : « Il faudra analyser tout ça »

Crédit photo Aurélien Regnoult - DirectVelo

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Sur le podium l'an dernier derrière Marion Bunel et Evita Muzic, et surtout devant Valentina Cavallar, Julie Bego pouvait prétendre à la victoire, ce week-end, lors de l'Alpes Grésivaudan Classic. Mais la sociétaire de Cofidis n'a finalement pas réussi à entrer dans le Top 5 (voir classement). "Ce sont des courses qui devraient bien me convenir. Forcément, j'avais envie de faire mieux cette année. Après, ce sont des courses où les jambes parlent. Aujourd'hui, sur cette course-là, j'étais moins forte que les autres. Il faudra analyser tout ça parce que ce sont des montées que j'ai faites à l'entraînement. Et il me semble qu'à l'entraînement, j'étais plus rapide", analyse-t-elle à chaud.


Les conditions ont été un peu différentes cette année. Car c'est dans la descente de Sainte-Marie-du-Mont que Lotte Claes et Nadia Gontova ont fait une première différence. "Je me suis fait piéger dans la descente quand les deux filles sont parties. J'étais dans la roue de Nadia, mais j'avais déjà énormément de mal à tenir dans chaque virage, je devais relancer deux fois plus fort parce que je prenais des mètres à chaque fois. Et je revenais dans les parties un peu plus plates parce que c'est une descente qui ne fait pas que descendre". Déjà au bord de laisser filer, Julie Bego a dû se résigner quand Lotte Claes a accéléré à son tour. "Elle est passée devant et elle allait encore plus vite. Forcément, je n'ai pas pu tenir le rythme et les deux filles sont parties. Après, il y avait une fille de BePink et elle m'a lâchée dans un des virages".

« JE COMMENÇAIS VRAIMENT À CALER »

Jusqu'au Collet, le juge de paix de l'épreuve, Julie Bego a pu compter sur Hannah Ludwig pour l'accompagner. "Elle a mené le peloton. On a essayé de trouver de l'aide avec les autres filles, mais personne d'autre ne voulait ramener. Au final, il n'y avait que Hannah qui a roulé et qui a fait un énorme travail. Il y avait toute l'équipe autour de moi toute la course. Elles étaient toujours là pour me replacer". Mais la prestation d'équipe de la Cofidis n'a pas suffi à propulser Julie Bego vers une meilleure place. "Dans la côte finale, quand j'ai vu qu'il y avait les échappées devant, je savais que je devais y aller assez tôt. J'ai attaqué en bas parce que ça ne roulait pas très vite. C'était Ségolène (Thomas) qui faisait le train. Si on restait comme ça, je savais que je pouvais accélérer dans la côte".

Et comme l'an dernier, Valentina Cavallar était dans son sillage. Mais cette fois, l'Autrichienne était imbattable. "Valentina m'a suivie et m'a contrée. Elle était tout simplement beaucoup plus forte. J'ai essayé de suivre et j'ai vu que je me mettais tellement dans le rouge que j'allais exploser en deux minutes si j'essayais de la suivre". Puis la coureuse de 20 ans a commencé à piocher. "J'ai essayé de faire ma montée. Il y a une fille de Monex qui m'a vite passée (Valentina Venerucci, NDLR). Elle était à peine plus rapide que moi. Je pense que ça a creusé parce que vers la fin de la montée, je commençais vraiment à caler. Le pouls ne montait plus". Sur sa faim, Julie Bego aura l'occasion de se rattraper ce week-end, à l'occasion du Tour des Pyrénées.

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