À Paris-Troyes, Alfred George s'est mis à rêver

Crédit photo Alexsi Dancerelle - DirectVelo

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Le bourreau d'Alfred George s'appelle Juan David Sierra. Il y a un an, le coureur de la réserve de la Tudor le devançait au sprint dans la dernière étape du Tour de la Mirabelle. Lundi, c'est encore l'Italien qui l'a arrangé à l'arrivée de Paris-Troyes (voir  classement). Le sociétaire du SCO Dijon-Team Materiel-velo.com était donc bien placé pour savoir que Juan David Sierra était la bonne roue à prendre dans l'emballage final. "À 500 mètres de l'arrivée, j'étais en troisième position, ça frottait un peu et j'ai vu David lancer, j'ai pris sa roue. J'ai vu le panneau 200 mètres et j'ai lancé avec tout ce que je pouvais. Je me rapprochais, je me suis mis à rêver un peu mais il aurait fallu lancer un peu plus tôt", analyse-t-il pour DirectVelo.


L'Ecossais de 24 ans n'a pas de regrets. "J'ai fait un bon sprint. Il y avait une légère courbe, il était collé aux barrières comme il faut et je devais me rallonger pour le passer". Cette deuxième place a de la valeur à ses yeux vu le plateau de Paris-Troyes. "C'est le plus grand niveau que j'ai vu en Classe 2 cette année. Il y avait toutes les Conti, les grandes Conti françaises, les Conti fédérales, les N1. C'est peut-être mon plus grand résultat de l'année", souligne le 3e du Challenge DV (voir sa fiche DV).

Avant le départ, Mathieu Gallet, le directeur sportif du club de N1, a réparti les rôles pour faire face à ce plateau relevé. "On avait un plan, chaque coureur avait son job", glisse Alfred George. C'est ainsi que Romain Bréant a pris place dans l'échappée revue à 23 kilomètres de l'arrivée. "Mathieu m'a dit de rester au chaud pour la fin. Ce n'est pas ma façon de courir chez les Amateurs. Dans les bosses, je ne suis jamais allé dans le rouge, surtout avec la chaleur". Là aussi, chaque maillon de la chaîne est important. "Farley Barber a fait du bon boulot, il m'a arrosé avec de l'eau froide ce qui m'a sauvé à la fin". La mission dévolue au vainqueur de la Classique du Châtillonnais était de suivre les coups dans la dernière bosse. "C'est grâce à ça que j'étais bien placé dans les vingt premiers pour le sprint car le peloton était tellement étiré que tu ne pouvais plus remonter si tu reculais trop". La 2e place d'Alfred George récompense donc tout le travail de la journée.

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