Nicholas Van der Merwe, le Bulgare et Sud-Africain de l'U19 Academy Région Sud Powered by Giant

Crédit photo Laurent Duquesne / Studio Shooting Dijon

Crédit photo Laurent Duquesne / Studio Shooting Dijon

Après avoir chuté dimanche matin lors de la première étape, Nicholas Van der Merwe voulait se rattraper, ce lundi, pour le dernier acte de la Côte d’Or Classic Juniors. Au bout d’environ 20 bornes, le coureur de 18 ans s’est échappé avec quatre autres concurrents. “J’avais soif de résultat. Je ne pensais pas m'échapper si tôt, mais après la descente, le peloton a ralenti et comme je me sentais bien, j'ai attaqué“, raconte au micro de DirectVelo le pensionnaire de l'U19 Academy Région Sud Powered by Giant.


« JE M’ÉTIRAIS TOUTES LES DEUX-TROIS MINUTES »

Mais dans cette même descente, une grosse chute est intervenue et la course est arrêtée pendant plus d’une heure au sommet du premier GPM, la côte de Mont-Saint-Jean, au km 28,4. “Je ne m’attendais pas à ce que ce soit si long. J’ai pris de l’eau et des gels. Mais quand j’ai compris que ça allait durer plus longtemps, j’ai essayé de m’asseoir. Je m'étirais toutes les deux ou trois minutes pour être sûr que mes jambes ne se fatiguent pas et je suis retourné à la voiture une ou deux fois pour me resservir en eau et en gels“.

Puis il est reparti tambour battant avec ses compagnons de fugue lorsque le nouveau départ a été donné. “On avait discuté et on s’était dit qu’il fallait rouler à fond dès la première montée car les jambes de tout le monde seraient fraîches. On a imprimé un tempo très élevé pendant les 20 premiers kilomètres. Une fois que l'écart avait dépassé la minute, nous avons roulé à un rythme régulier“. Dans le circuit final, il a été le plus vaillant de l’échappée avec Ludvik Blichfeldt Röd (Uno-X NTG). “Deux groupes nous ont rattrapés“. Dans les derniers kilomètres, il a tenté de ressortir derrière l’homme de tête, Valentin Beck (Team 31 Specialized U19). “Mais je n’ai pas réussi à me détacher. Les autres étaient tout simplement plus forts que moi à la fin. Je n’avais plus de force, la journée a été difficile“.

CHEZ SES GRANDS-PARENTS EN BULGARIE

En fin de compte, Nicholas Van der Merwe termine tout de même dans le Top 10. “C’est mon deuxième Top 10 en UCI après ma victoire d’étape l’an passé en Pologne à Grudziadz. Cette saison, j’ai aussi terminé 11e en Espagne. Un podium aurait été sympa ce week-end, mais au moins, j’ai un coéquipier qui est monté sur la boîte (l’Estonien Riko Tammepuu, NDLR). De son côté, il est de nationalité bulgare, avec des origines sud-africaines. “Mon père est sud-africain, mais ma mère est bulgare, d’où mon nom sud-africain et même néerlandais en remontant encore plus loin. Je suis né en Afrique du Sud et j'y ai grandi. Il y a trois ans, j'ai rejoint la Bulgarie pour vivre chez mes grands-parents et j’ai changé de licence afin d’être bulgare pour pouvoir courir plus facilement en Europe“.

L’an passé, il avait seulement porté deux fois le maillot de l'U19 Academy Région Sud Powered by Giant. Cette saison, il est à temps plein avec la structure française et vit par moments dans le sud de la France. “Hrysto Zaykov (le directeur sportif bulgare de Martigues SC-Payden&Rygel, NDLR) m’a aidé à contacter le directeur de la formation. C’est une bonne équipe qui dispute de belles courses comme Liège-Bastogne-Liège et le Valromey“. Nicholas Van der Merwe a un grand gabarit. “Je mesure 1,86 m pour 74 kg. Les montées raides ne sont pas mon point fort. Ce qui me convient le mieux, ce sont les longues échappées et c’est ainsi que je peux obtenir un bon résultat“. Comme ce lundi à Semur-en-Auxois.


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