Anatol Friedl est passé par toutes les émotions
Crédit photo Robert Gachet - DirectVelo
Le Team Grenke Auto Eder a retrouvé sa couronne sur la Classique des Alpes. Et comme pour son dernier succès en 2021, grâce à un numéro de Cian Uijtdebroeks, l'équipe allemande a mis un deuxième élément sur le podium. Il y a quatre ans, Luis-Joe Luhrs avait permis un doublé, cette fois c'est Anatol Friedl qui a triomphé, avec Roberto Capello sur la troisième marche du podium (voir classement). "Pendant un court instant j'ai cru que c'était fini, mais je me suis relevé pour aller au bout de la course. C'est ma première grande victoire Junior sur route, donc c'est vraiment génial d'enfin gagner", se réjouit l'Autrichien, qui a vécu les montagnes russes dans le final.
« JE POUVAIS REVENIR OU MÊME ATTAQUER DANS LA DESCENTE »
Car avant de penser aux derniers kilomètres, la structure Junior de Red Bull Bora Hansgrohe avait cette année encore mis les moyens pour s'imposer. D'abord en roulant dès le Mont Tournier, première difficulté du jour, pour mettre en orbite Roberto Capello, qui a attaqué avec Gustave Blanc à presque 70 kilomètres du but. "Notre équipe est l'une des meilleures. Je suis content car mon coéquipier a gagné, mais je suis peut-être parti trop tôt car j'étais fatigué dans le final. La météo n'a pas aidé non plus, mais je suis content de ce résultat", préfère retenir l'Italien, qui a vécu une longue journée dans la tempête. "C'était très difficile aujourd'hui. La dernière partie était assez difficile, car il pleuvait, mais il y avait aussi des grêlons. Ça faisait assez mal, mais j'étais déjà trempé de toute façon. Il a plu pour tout le monde, donc ça ne change rien à mon avis".
À l'avant, la tactique était simple. "J'ai démarré le Mont du Chat à mon rythme. Le groupe n'a pas réussi à combler l'écart". Avant que la course se relance. Notamment avec Anatol Friedl, bien à l'aise dans ces conditions. "J'ai vraiment apprécié. Il ne faisait pas froid, c'était vraiment agréable. La pluie n'était pas vraiment gênante". S'il n'était peut-être pas le plus fort en montée, l'Autrichien a profité des descentes. "Je me sentais vraiment bien. Dans la dernière montée, je crois que je suis remonté de la 10e place. C'est assez surprenant pour moi. Puis j'ai réussi à revenir sur l'avant dans la descente, avec Roberto. Je savais qu'avec la pluie, si je me faisais distancer dans la montée, je pouvais revenir ou même attaquer dans la descente. Mais je ne m'attendais pas à être aux avant-postes aussi loin de la ligne".
LES MONTAGNES RUSSES DANS LA DESCENTE DU BLANCHET
Pour bien descendre, les qualités de vététiste du résident de Graz ont sans doute pesé dans la balance. "J’ai appris le vélo grâce à mon père. Il nous a initiés et on a toujours roulé avec lui. J’ai d’abord commencé le VTT, puis ces trois ou quatre dernières années, j’ai aussi commencé le vélo de route. Maintenant, je pratique les deux disciplines. Le week-end dernier, j’étais à Obermeister pour du VTT". Élève dans une école de sport, la Borg Monsberger, Anatol Friedl poursuit son développement. "C'est idéal. On a moins d'heures et c'est sur cinq ans au lieu de quatre, donc c'est vraiment sympa. Je pense que tant qu'il sera possible de faire les deux disciplines, je veux continuer".
Et pourtant, dans la descente du Blanchet, le vent a tourné. Anatol Friedl a bien cru tout perdre à cause d'une chute, alors qu'il naviguait en tête avec son coéquipier Roberto Capello et Johan Blanc. "Dans la dernière descente j'ai chuté, mais heureusement j'ai réussi à revenir". Et finalement, il s'est largement réconcilié avec cet exercice qu'il apprécie, puisqu'il a mis tout le monde d'accord dans les derniers kilomètres. "Je les ai finalement distancés dans la descente et j'ai pu résister". Pour s'offrir cette victoire de prestige, dans un registre qu'il aime. "J'adore regarder le cyclisme et quand c'est une vraie bataille, je trouve ça vraiment appréciable. C'est quelque chose que j'adore". Roberto Capello, lui, doit se contenter d'une 3e place, en attendant d'avoir le retour de l'ascenseur. "Je veux gagner des courses. Je continue à travailler dur et j'y arriverai".
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