Mael Soranzo : « Je prends le positif et j'espère que les résultats suivront »

Crédit photo Nicolas Gachet / DirectVelo

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Il n’a pas décroché de victoire d’étape ni de maillot distinctif, pourtant Mael Soranzo a été l’un des animateurs de l’Alpes Isère Tour (2.2). Le Savoyard a mené une échappée en solitaire lors de la quatrième étape entre Primarette et Saint-Maurice-l’Exil. Parti seul à 60 kilomètres de l’arrivée, entre le Col de la Madeleine et la Côte de Montrigaud, le coureur de l’AVC Aix Provence Dole a réalisé un sacré numéro avant d’être repris à 7 kilomètres du but. Bien qu’il n’ait pas réussi à aller au bout, il reste néanmoins satisfait de sa journée à l’avant. “C'est sûr que ça aurait été incroyable d'avoir un résultat à la clé, mais ça fait partie du vélo. Je me dis que ça sera bien pour la suite. Je prends le positif et j'espère que les résultats suivront” rapporte-t-il à DirectVelo le lendemain de son échappée.


Avant de tenter sa chance, le coureur de 20 ans a dû se confronter au Mont du Faz, une montée de 13,1 kilomètres à 6 % de pente moyenne. “C’est un beau col. Il fallait vraiment gérer, ce n'était pas une partie de plaisir. Il faisait chaud, le soleil tapait fort”. Mael Soranzo a attendu l’ascension de cette montée pour analyser comment la suite de la course allait se dérouler. “L’idée dans ma tête était d'arriver au sommet du Mont du Faz. Je ne savais pas trop comment ça allait se passer. Le peloton est monté fort, mais j’ai bien géré mon effort. J’ai basculé à 15 secondes du groupe de tête au sommet. Je ne me suis jamais affolé, car je savais que je pouvais rentrer dans la descente. C’est ce que j’ai fait”. Après avoir récupéré pendant plusieurs kilomètres, l’Albertvillois a senti que c’était le moment parfait pour tenter une offensive. “J'ai vu que la plupart des gars étaient fatigués. Je savais que je n’étais pas forcément ciblé, car j'étais loin en général, donc j'y suis allé de mon attaque. Quand je me suis retourné, j'avais déjà pris quelques mètres”.

« J’AI ESPÉRÉ QUE LES FAVORIS SE REGARDENT »

Malgré cette bonne initiative, il est difficile de lutter seul face à un peloton. Mael Soranzo regrette de ne pas avoir été accompagné lors de son attaque. “Je pense qu'à deux ou trois coureurs, on serait allé au bout. C’était compliqué tout seul, il y avait quand même des longues parties toutes droites. 60 bornes, c'était long. C’est comme ça, ça fait partie du vélo, mais je trouve que c'est dommage”. Même s’il s’est retrouvé totalement isolé, le coureur de l’AVC Aix-en-Provence a longtemps cru en ses chances. “J’ai pris jusqu'à 2’30” d’avance. J'ai géré parce que je me doutais que dans la dernière bosse, les favoris allaient monter à fond et que j'allais perdre pas mal de temps. J'ai espéré que les favoris se regardent un peu après la dernière bosse pour que je puisse reprendre du champ. À la fin, j’étais mort, il ne me restait plus grand-chose”.

Après un début de saison plutôt timide (voir sa fiche DV), Mael Soranzo a relâché un peu la pression pour repartir sur de meilleures bases pour la suite de l’année. Il espère que ce nouvel élan pourra perdurer dans le temps. “Le début de saison a été un peu compliqué, j'ai eu pas mal de petits problèmes avec quelques chutes. Ce n'est pas ce à quoi je m'attendais. Avec mon équipe et mon entraîneur, Clément Dupuy, on a pris la décision de couper un peu, ça m'a permis de retrouver de la fraîcheur. Depuis quelques semaines, ça va bien. Je suis content et j'espère que ça va durer”.

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