Boucles de la Mayenne - Et. 2 : Les réactions

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Aaron Gate (XDS Astana Team) s'est imposé, ce samedi, lors de la deuxième étape des Boucles de la Mayenne (2.Pro), la plus longue de cette édition avec 210,2 kilomètres entre Sainte-Suzanne et Bais. Il a devancé Pierre Latour (TotalEnergies). Milan Menten (Lotto) complète le podium. Aaron Gate s'empare du même coup du maillot jaune de leader (Voir classement).

Retrouvez ci-dessous les réactions recueillies par DirectVelo après l'arrivée.

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Portrait de Thibaud GRUEL

3e du classement général

« Je n'ai pas beaucoup de regrets d'avoir perdu le maillot. J'ai fait ce que je pensais le mieux. Tom Donnenwirth m'a accompagné jusqu'au milieu du dernier tour et ensuite c'était pour tout le monde pareil, il n'y avait plus grand monde qui disposait d'équipiers. J'ai tout de suite vu que Paul Lapeira était fort, je sentais que c'était leur carte numéro 1 donc j'ai essayé de calquer ma course sur lui. L'idéal était que ça arrive au sprint avec des sprinteurs qui sont un peu loin, ou des coureurs qui ont un peu d'écart qui me permettent de tamponner et qu'il ne prenne pas de bonification mais bon, ça n'a pas suffi.

Quand Pierre Latour attaque, il nous contre dans un petit tape-cul, un peu comme hier. Je décide de ne pas y aller parce qu'il était assez loin au général dans mes souvenirs, en tout cas pas aussi près que certains, notamment les Décathlon, donc s'il prenait les bonifications, ça passait encore, donc je préférais que lui prenne les bonifications plutôt que certains autres coureurs, donc ce n'était pas si mal.

Dans les deux derniers tours on a vu Décathlon rouler dans la longue bosse à l'avant-dernier tour, puis après ça a monté tranquillement en pression tout au long de la course, donc c'était aussi mentalement assez dur de rester concentré, c'était assez long. C'est une course d'usure avec un peu de marquage et de tactique.Les sprinteurs, s'ils tamponnaient un peu les bosses ou s'ils essayaient de lisser leurs efforts, ils pouvaient toujours revenir après les bosses, sachant que la dernière ligne droite un peu descente était en vent de face, donc il y avait possibilité de revenir, je pense que c'était le plan des équipes de sprinteurs.

L'équipe a fait un gros boulot. Ça m'a fait plaisir de voir des coureurs aussi bons, aussi expérimentés, qui sont là pour m'aider, qui sont à côté de moi toute la journée pour me donner des conseils. Ça donne un peu de pression et de responsabilité, c'est à moi de ne pas me rater, mais en tout cas je les remercie beaucoup. C'est une grosse expérience, c'est beaucoup d'apprentissage, et je pense que c'est une bonne chose pour la suite. Pour demain, rien n'est impossible, ça reste une course de vélo, il peut tout se passer ».

Portrait de Lenaic LANGELLA

Echappée et meilleur grimpeur

« Au début, ça a beaucoup bataillé, donc le fait d’avoir pu être dans l'échappée me montre que j'avais de bonnes jambes. Devant, il y avait de bons rouleurs habitués des échappées. Il y a toujours eu une bonne entente, on avait un coureur expérimenté de Jayco (De Marchi, NDLR) qui nous donnait pas mal de consignes. J'ai réussi à faire ce que je voulais, à prendre des relais. Dès le premier GPM, j'avais pris un peu d'avance au cas où, mais j'ai bien senti qu’ils ne les disputeraient pas vu qu’aucun n’avait de points. Il n’y a pas eu de bagarre. À la fin, quand j'ai marqué tous mes points, il y avait la douleur dans les jambes et aussi forcément un peu de relâchement. Quoi qu’il en soit, ça aurait été dur d’aller au bout avec eux après les efforts fournis la veille.

Mais ça fait déjà plaisir d’avoir le maillot de meilleur grimpeur, c’est la première fois de ma vie. Je m’étais mis cet objectif en tête. J’ai eu la confiance de l'équipe. Pour demain, j'ai regardé vite fait le parcours, je pense que ça devrait normalement être un sprint. On a un sprinteur, donc je pense qu’on va bosser pour lui. On essaiera aussi de mettre un mec devant, mais peut-être encore moi (sourire) ».

Portrait de Baptiste VEISTROFFER

Echappé

« On pensait que ça pouvait être intéressant aujourd'hui de s'échapper avec des gars costauds. Je me suis retrouvé avec De Marchi qui connait vraiment bien les échappées et puis d'autres gars assez solides. On a bien géré notre journée. À un moment, à un tour, on y a cru. On avait 1'20" à 25-30 bornes de l'arrivée. On y a plus ou moins cru et puis on ne s'est pas désunis. Mais dans ce qui est resté du peloton, il y a eu des attaques. Là, on a vraiment perdu du temps sur le peloton, mais c'était une étape très dure. C'était la victoire ou rien.

De Marchi, je connaissais de nom, c'était un peu le Daron de l'échappée. On le laissait un peu driver. C'était bien d'avoir des gars comme ça. Surtout, il ne fallait pas se désunir. Il manquait peut-être un mec fort avec nous. Le gars de Wagner (Leander Van Hautegem) était un peu limite. Le gars de Nantes (Lénaïc Langella) a sauté assez vite quand on a commencé à remettre en route. Milan (Menten) fait 3 à l'arrivée, pour demain on va essayer d'aller chercher une victoire avec lui ».

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