Alpes Isère Tour - Et. 3 : Les réactions

Crédit photo Nicolas Gachet / DirectVelo

Crédit photo Nicolas Gachet / DirectVelo

Matteo Milan (Lidl-Trek Future Racing) s'est imposé, ce vendredi, à l'issue de la troisième étape de l'Alpes Isère Tour (2.2), disputée entre Colombier-Saugnieu et Jons. Après 159,2 kilomètres de course, L'Italien a devancé les Français Aubin Sparfel (Decathlon AG2R La Mondiale DT) et Antoine Raugel (VC Villefranche Beaujolais).
Le Suisse Valentin Darbellay (Elite Fondations Cycling Team) reste leader du classement général (voir ici). 

Retrouvez ci-dessous les réactions recueillies par DirectVelo.

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Portrait de Antoine RAUGEL

3e de l'étape et 14e au général

« Il faisait vraiment chaud, c'était compliqué. On pensait passer une étape un peu plus tranquille, en mode transition. Au final, dans la bosse à mi-course, Soudal Quick-Step a mis en route. Ils n'ont pas fait semblant, ils ont monté du pied jusqu'au sommet à bloc. J'étais pas trop mal placé, mais j'étais un peu loin quand même, je ne m'y attendais vraiment pas. Au pied, j'ai déjà fait l'effort pour remonter, puis pour basculer dans ce groupe de tête. J’ai réussi comme j’avais encore de bonnes sensations aujourd’hui. Après, il y avait une petite partie de transition. Ils ont de nouveau revissé dans la petite bosse raide dans la forêt. Un groupe derrière est rentré et j’ai été content de retrouver mon coéquipier Tao Quemere qui m’a couvert. Devant, ça ne roulait pas vraiment, ça n’arrêtait pas de s'attaquer. Pour notre part, on était plutôt sur une position défensive que d'attaque. Il fallait suivre au bon moment pour économiser les cartouches. Avec cette chaleur et cette vitesse, la moindre cartouche qu'on jette, on met plus de temps à la récupérer.

Je ne peux pas être déçu de ma place. Au briefing, on avait établi un plan. J'avais clairement vu une opportunité de faire un sprint. Il ne me convenait pas vraiment, mais avec un peu de malice, je pense qu'il y avait moyen de surprendre. Le plan était que je sois lancé avant le haricot pour rentrer en tête. Je voulais surprendre en lançant directement après. Mais il restait encore 150 mètres à la sortie du haricot. Du coup, les mecs qui sont venus de l'arrière, m'ont sauté sur la ligne.

Avec Théo (Laurans) devant, la stratégie était de chercher des bonifs. Mais on savait que son échappée n’irait pas au bout. Les 50 dernières bornes étaient en faux plat descendant et vent de face. Ces deux derniers jours, j’espère avoir les mêmes sensations. Demain, c’est plus dur : il va falloir que je passe le Mont du Faz. Une fois que j’aurai franchi cette ascension, je pourrai peut-être me concentrer sur une éventuelle victoire d’étape, qui sera sûrement ma dernière opportunité. Le dernier jour, il y aura des cols, et ce n’est pas dans mes cordes, même si je donnerai tout ».

Portrait de Rotem TENE

5e de l'étape et 13e au général

« Je suis assez frustré. J’étais mal positionné dans le final. Je n’ai pas d’excuses, c’est à 100 % ma faute, j’étais trop détendu. J’avais de bonnes jambes, j’ai suivi tous les bons mouvements. Mais j’ai tout gâché, c’est dommage.

L'équipe était vraiment bonne hier. On bloquait la route quand Moritz (Kretschy) a attaqué. C'était vraiment sympa de courir avec mes coéquipiers. Il y a une bonne cohésion d’équipe, on marche bien. Demain, si je pouvais me retrouver dans un bon gruppetto, je serais ravi. On pourrait peut-être prendre un kebab au milieu de l’étape (sourire). Mon objectif pour les deux prochains jours est de bien m’entraîner avant l’Antwerp Port Epic qui est un gros objectif pour moi. J’ai hâte d’y être ».

Portrait de Lorris GERY

10e de l'étape et 20e au général

« Je suis plutôt content parce qu'aujourd'hui, j'ai passé une journée tranquille en vue de demain. Dans la côte d’Eyzin-Pinet, Soudal Quick-Step a mis en route. J’ai été surpris car je pensais que ça allait contrôler tout du long. J'étais assez mal placé. J’ai dû faire l'effort pour remonter. Je pense que je suis l'un des derniers à basculer dans le groupe des 25. Ma forme était bonne et après, j’ai laissé faire au maximum.

Il y a juste dans le final où j’ai voulu faire mon sprint. À la flamme rouge, j'étais en 3e position et je me suis laissé dépasser. Après, c'était difficile de reprendre des places dans les derniers mètres. Il aurait fallu que je sois un peu plus devant. Mais ce sont vraiment de petits regrets. Si on m'avait dit que je finirais 10e aujourd'hui, j'aurais tout de suite signé. Demain, je connais bien l'étape. J'aimerais bien y performer. Et puis dimanche, ça se jouera à la fraîcheur ».

Portrait de Valentin DARBELLAY

Leader au classement général - notre photo

« Ce n'est pas facile avec ces étapes « moins dures » qui sont toujours piégeuses. Tout le monde peut jouer. Les équipes de développement ont bien mené. Le petit coup de force au milieu de l’étape nous a fait faire quelques efforts pour rentrer. Finalement, on arrive au sprint, donc c’est plutôt satisfaisant.

Ce samedi, avec ce col au milieu de la course (Mont du Faz, NDLR), ce sera un peu plus facile de contrôler. Je dis toujours que lorsque c'est plus dur, c'est toujours plus facile à contrôler, ça se fera à la jambe. Il y aura moins de mecs partout. Ça reste ouvert car à la bascule du col, il y aura encore 100 kilomètres jusqu'à l'arrivée. Il y a moyen d'aller jouer. Peut-être que ça arrivera au sprint, ça peut être piégeux, il faut rester attentif. Les plus forts vont attendre dimanche. Il va falloir résister... ». 

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