Pays de Vaud : Tout reste à faire et ça promet !

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo
Comme imaginé par beaucoup depuis le début de la semaine, l’étape-reine du Tour du Pays de Vaud (Coupe des Nations Juniors) et son arrivée au sommet de Saint-Cergue n’auront pas permis une hiérarchisation nette, la faute à des pentes trop roulantes, de l’aveu de beaucoup. Alors que l’an passé, les écarts se chiffraient en minutes à Villars-sur-Ollon lors du succès de Paul Seixas, tout reste jouable avant la dernière journée de cette édition 2025. Après le succès d’étape de l’Australien Lucas Stevenson et alors que le Danois Oskar Louw Larsen est parvenu à conserver son maillot jaune, ils sont cinq à se tenir en huit secondes, et onze en dix-neuf secondes. (voir classements).
BEAUCOUP RESTENT SUR LEUR FAIM ET NE VEULENT PAS SE CONTENTER D’UN ACCESSIT
“Je suis dégoûté, je ne me suis pas assez fait confiance. Quand j’ai attaqué, j’ai réalisé que j’étais l’un des plus forts mais je n’ai pas bien joué le coup alors que l’Australien a fait ce qu’il fallait”, regrettait Johan Blanc auprès de DirectVelo au pied du podium protocolaire. Et pas question de rester là-dessus. “Il nous reste encore une dernière journée alors on va donner tout ce qu’il nous reste pour essayer de renverser le général”. Un état d’esprit partagé par beaucoup, notamment du côté des Pays-Bas, où Daan Dijkman, 3e de l’étape et 2e du général, reste également sur sa faim. “Je suis content d’avoir pu suivre et d’avoir eu de bonnes jambes mais j’aurais aimé un meilleur résultat. Ce n’était pas une montée très difficile… On ne va pas se contenter de ça. J’espère que ça va bouger demain mais bon, sur le papier l’étape est encore moins difficile que la deuxième alors j’ai peur que ça finisse au sprint. Il n’y a pas de bonifs, en plus… On va tenter quand même, ça va être tactique”, prévient-il.
Autre coureur déçu et désireux de prendre sa revanche, le Belge Leander De Gendt, 4e ce samedi et toujours candidat à la victoire finale. “Je suis déçu de mon résultat. Je n’ai pas aimé cette montée qui s’est faite au train. Les Tchèques ont asphyxié tout le monde, on ne pouvait pas faire grand-chose”. Il rêve d'une course animée ce dimanche pour la quatrième et dernier acte de la semaine. C’est encore super serré. Tout est possible, peut-être que ça fera un sprint et peut-être que ça bougera à fond. Difficile à dire”, enchaîne l’habituel coureur de Cannibal-Victorious, qui a vu son coéquipier de club l’emporter, alors que le Flamand a pour rappel récemment terminé 2e de Liège-Bastogne-Liège dans des conditions particulières, puisqu'il avait été gêné par une moto lors du sprint final. "C'est du passé, je suis passé à autre chose".
LES DANOIS VONT DEVOIR SERRER LES DENTS FACE À DE POTENTIELLES ALLIANCES
Chez Groupama-FDJ, pas sûr que l’on mise tout sur Johan Blanc. La force collective pourrait permettre de faire plier les Danois. “Pourquoi pas jouer la victoire d’étape, on s’en rapproche chaque jour. On ne veut pas repartir bredouille, ce sera la dernière chance alors on essaiera d’aller dans les coups, on a plusieurs gars capables de faire quelque chose”, synthétise Clément Bouyssou, qui a été aux petits soins pour son leader ce samedi. Pour Decathlon AG2R La Mondiale, le très régulier Théophile Vassal - 4e du général - n’a pas dit son dernier mot, lui non plus, alors qu’Hugo Boucher aura lui aussi envie de finir sur une bonne note après avoir connu une mésaventure dans les deux derniers kilomètres de la montée finale. “Un Allemand a fait un écart et m’a séché”, peste celui qui a fini l’étape avec la main gauche en sang et l’épaule droite abîmée, maillot déchiré.
L’équipe de France compte elle deux hommes aux portes du Top 10 et toujours dans le coup : Timéo Gantois et Gustave Blanc. “Je suis de mieux en mieux au fil des étapes, mes problèmes d’allergies se règlent, se félicite le second cité. J’ai hâte de disputer cette dernière étape, ça peut être piégeux. Il y aura sûrement quelque chose à faire. On va tenter, c’est sûr”. Alors que des alliances de circonstances devraient très probablement se mettre en place, comment les Danois imaginent-ils gérer la situation ? “J’espère que l’on va tenir, j’ai confiance en l’équipe”, répond le maillot jaune Oscar Low Larsen. Il n’y a que cinq secondes de marge et on va tout faire pour sauver le maillot. On sait que beaucoup d’équipes vont vouloir nous faire la peau mais on va se battre”.
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