Montagne et sprint, Tom Lambert Wetzel se réinvente

Crédit photo Fabien Lenfant / DirectVelo
Coureur de chrono, Tom Lambert Wetzel est en train de se façonner une identité dans la montagne... et un résultat au sprint. Le sociétaire du VC Villefranche Beaujolais termine vendredi 7e de la troisième étape de la Ronde de l'Isard 2025, remportée par Ludovico Mellano (XDS Astana Development) dans les rues très sinueuses de Salies-du-Salat (Haute-Garonne). “Un sprint de kamikaze, explique Tom Lambert Wetzel. Et pourtant, je n'aime pas les sprints !”.
« JE N’AIME PAS FROTTER »
Cette place d'honneur à 19 ans sur une épreuve UCI est donc un heureux malentendu. “Je n'aime pas frotter, je n'aime pas la guerre du sprint, développe-t-il. Mais nous sommes sur la Ronde de l'Isard, entre grimpeurs, et mon objectif principal était de passer le Col du Menté avec le maillot jaune dans la première partie de l'étape. J'étais au sommet avec mon coéquipier Quentin Cowan et les autres sont revenus sur nous à une quinzaine de kilomètres de l'arrivée. À cinq kilomètres, ils m'ont aidé à me placer pour le sprint à l'arrivée. J'ai été un peu enfermé, mais je ne pouvais pas faire mieux, je suis très content du résultat”.
C'est donc la première partie de l'étape et l'ascension du Menté qui importaient d'abord à Tom Lambert Wetzel. Il s'était classé dixième la veille à l'arrivée en montée à Cauterets “malgré un petit manque de giclette”. Cet étudiant en STAPS à Saint-Étienne, qui travaille les cols de moyenne montagne à l'entraînement, a fait de la Ronde de l'Isard un objectif et des Pyrénées un nouveau terrain de jeu. “Je veux voir jusqu'où je peux aller”, dit celui qui s'était placé dans les vingt premiers de la Classique des Alpes dans sa première année Junior.
« JE COMMENCE À TROUVER QUEL COUREUR JE SUIS »
Tom Lambert Wetzel s'est d'abord défini comme un homme du contre-la-montre. Il apprécie la science de la cadence, la préparation et l'exécution de cet effort très pur en solitaire sur le vélo. Mais les calendriers étant dépourvus de chronos, il a décidé de s'orienter vers le terrain des cols. “Pour l'instant, je les monte comme sur un contre-la-montre, dans un effort assez linéaire, dit-il. Sur la Ronde de l'Isard, j'ai l'occasion de tester mes jambes. Je commence à trouver quel coureur je suis…”.
Le vainqueur de la classique Le Poinçonnet-Panazol Limoges Métropole en début de saison a traversé toutefois une période de six semaines contrariée par des allergies au pollen. S'il ressent encore quelques troubles sur la Ronde de l'Isard, qui fatiguent son organisme plus vite qu'escompté, il perçoit aussi qu'il a “la bonne patte” et qu'il peut “suivre les meilleurs dans les cols, pour l'instant”.
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