Mercan’Tour Classic : « C’est une fatalité, on tombe la mauvaise semaine »

Crédit photo LNC / Bruno Bade
C’est une situation dont il se serait bien passé. Lundi prochain, Christophe Menei n’accueillera qu’un bien maigre peloton de douze formations lors de la cinquième édition de la Mercan’Tour Classic Alpes-Maritimes (1.1). Un gros coup dur pour une épreuve qui devait initialement se tenir à une date plus favorable, le 4 juin, mais qui a dû être avancée au 26 mai en raison de la conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC) qui se tiendra dans la région, à Nice, à la même période de l’année. “Il était impossible de mobiliser suffisamment de forces de l’ordre à la date prévue initialement en raison de cet autre événement. Soit on changeait la date, soit on ne partait pas”.
DES PARTENAIRES COMPRÉHENSIFS
L'organisateur devine alors que les conséquences vont être importantes et fâcheuses. “J’ai très vite compris que ça allait être un gros problème et que nous aurions des désistements. D’autres WorldTeams avaient initialement donné leur accord pour le 4 juin et m’ont indiqué que ce n’était pas possible à la nouvelle date, qui tombe pendant que beaucoup sont en stage de préparation pour le Tour de France, notamment. On devait également avoir d’autres ProTeams”, détaille Christophe Menei auprès de DirectVelo.
Ainsi, il assure ne pas en vouloir aux équipes de ne pas faire le déplacement. “C’est une fatalité et la faute à pas de chance. On tombe la mauvaise semaine”. Mais comment expliquer aux partenaires que la course partira avec un peloton de quelque 80 athlètes ? “Tout le monde comprend très bien, globalement. Evidemment, ce n’est pas ce que l’on voulait initialement mais on a été transparents depuis le début avec nos partenaires. Ce n’est pas tombé du ciel. Ils savent ce qu’il en est, et ils n’oublient pas le palmarès qui est celui de l’épreuve depuis sa création”. Il est vrai que la course d’un jour peut se venter d’avoir vu tour à tour Guillaume Martin-Guyonnet, Jakob Fuglsang, Richard Carapaz puis Lenny Martinez l’emporter. Que de grands noms.
PAS D'INQUIÉTUDES À PLUS LONG TERME
“Quand on voit la liste des vainqueurs jusque-là, ça fait mal de partir avec un si petit peloton cette fois-ci, et moins de grosses structures étrangères. Mais on préfère quand même partir avec ce peloton-là plutôt que d’annuler, ce qui aurait été à mon sens la pire des décisions, car on ne sait jamais ce qu’il peut se passer par la suite”. N’y avait-il pas moyen de faire venir sur la course un plus grand nombre de formations Continentales, notamment des réserves de WorldTeams ? “Non car même là, c’est très serré au niveau du calendrier. On est entre la Ronde de l’Isard et l’Alpes Isère Tour”. Pas un cadeau, encore une fois. “Je sais que l’on va être critiqués sur le nombre d’équipes mais je veux me projeter sur la suite”.
Pas question d’être trop défaitiste du côté du comité d’organisation. “Je ne suis pas inquiet pour l'avenir. On retrouvera notre date l’année prochaine. D’ici-là, on espère quand même une belle édition 2025. Le peloton sera réduit mais j’espère que l’on aura une très belle course. C’est tout à fait possible. Il n’y aura pas de rouleaux-compresseurs, il sera difficile de contrôler la course, je pense que ce sera hyper ouvert. On croise les doigts pour avoir une belle édition malgré tout”.
