Grouwels-Watersley : Bram Sevens, chercheur d’or chez les Juniors Femmes

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

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Bram Sevens est un homme d’expérience. Pendant de longues années, il a été directeur sportif chez Boels-Dolmans, l’ancien nom de l’actuelle meilleure équipe féminine au monde, SD Worx-ProTime. Là-bas, il a dirigé Chantal Blaak, Lizzie Deignan, Anna van der Breggen, Ellen van Dijk ou encore Demi Vollering. Aujourd’hui, à 44 ans, il travaille toujours avec les filles, et toujours dans une formation de référence, mais chez les Juniors, du côté de la Grouwels-Watersley R&D. “Je me régale ici, on forme les grands talents de demain”, se félicite le Néerlandais.


Sa formation, basée à Sittard, tout au sud des Pays-Bas, à la frontière allemande, accumule les grands résultats sur les plus belles épreuves du calendrier. La Néerlandaise Megan Arens et la Canadienne Sidney Swierenga ont réalisé le doublé sur le très réputé Trofeo Binda. Le week-end dernier, la première citée a terminé 2e de Gand-Wevelgem tandis que la seconde a remporté le Tour du Gévaudan après sa victoire d’étape au sommet de la Montée Jalabert. “On connaît un début de saison incroyable, avec de nombreux succès et beaucoup de très bons résultats. On voulait faire la course samedi mais personne n’a voulu durcir. Le dimanche, ça devait forcément se jouer à la patte et c’est le mieux pour nous”, déclarait-il en marge de l’épreuve, auprès de DirectVelo, en Lozère.

UN GROUPE 2026 À CONSTRUIRE DÈS MAINTENANT

Lorsqu’on lui demande si son club néerlandais est actuellement le meilleur au monde, il fait preuve de modestie. “On est l’une des meilleures équipes, sans doute, mais on ne peut pas prétendre être LA meilleure. Il y a des formations très solides, des équipes nationales dont le niveau global est au moins aussi élevé que le nôtre, et je pense notamment à l’équipe de France”. Toujours est-il que Grouwels-Watersley, formation qui compte onze filles de huit nationalités différentes cette année - seules les Canadiennes sont au nombre de trois -, parvient désormais à attirer certaines des meilleures Cadettes 2 de la planète. Tel un chercheur d’or, il espère attirer les pépites de demain. Et ce sera sans doute encore le cas ces prochains mois. “On est en pleine construction de notre effectif 2026. Le groupe va changer en profondeur puisque nous avons beaucoup de J2 actuellement. Maria (Orkucinska) est l’une des seules qui restera avec nous”.

Son groupe 2026, Bram Sevens souhaite le construire en quasi-totalité avant les prochains Championnats nationaux. “De toute façon, tout va très vite chez les Juniors Femmes, ce n’est pas aussi homogène que du côté des garçons. La densité est moindre. Entre le Binda, le Gévaudan et le Tour des Flandres, toutes les meilleures J1 sont déjà sorties du lot, à de rares exceptions”, nous synthétise Emilian Broë, le sélectionneur de l’équipe de France. Sur place au Gévaudan, Bram Sevens ne s’est sans doute pas fait prier pour aller échanger quelques mots avec des J1 prometteuses. “Les filles connaissent la façon dont on travaille dans l’équipe, on sent une grande confiance des nouveaux talents”. Dans le sens des départs, le technicien est également amené à propulser ses meilleures Juniors vers le monde professionnel. “On dit que ça se fait très vite mais ce n’est pas si vrai que cela. La plupart des filles de l’équipe n’ont encore rien pour la saison prochaine, à une ou deux exceptions près”, reprend Bram Sevens, qui cite le Team PicNic-PostNL comme étant la structure en lien le plus étroit avec son club. Et il suffit de regarder les résultats des dernières compétitions internationales pour deviner quelles sont les filles les plus demandées.

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