Tadej Pogacar : « Je ne cherche pas à écrire l’histoire, je m’amuse »

Crédit photo A.S.O / Billy Ceusters
Et ça continue, encore et encore. Un numéro en solitaire pendant près d’une heure, un de plus, un troisième succès sur Liège-Bastogne-Liège (voir classement) et un neuvième Monument pour Tadej Pogacar. Le Champion du Monde a martyrisé la concurrence lors de la “Doyenne” des Classiques, comme il l’avait déjà fait un peu plus tôt cette saison aux Strade Bianche, au Tour des Flandres et à la Flèche Wallonne. Le Slovène met ainsi fin de la plus belle des façons à sa période des Classiques et à sa première partie de saison, lui qui n'apparaîtra désormais plus en compétition jusqu’au Critérium du Dauphiné. DirectVelo était présent à la conférence de presse du coureur d’UAE Team Emirates XRG après le podium protocolaire. Entretien.
DirectVelo : Tu termines ta période des Classiques de la plus belle des façons !
Tadej Pogacar : C’était une campagne de Classiques difficile, je ne vais pas mentir. Il y a eu des hauts et des bas mais je dois dire que l’on a globalement été épargnés par la météo sur les routes belges et ça m’a bien aidé. J’étais très motivé à l’idée que c’était la dernière de la série et je voulais vraiment finir en beauté aujourd’hui à Liège. Je suis très heureux de ce que nous avons réalisé depuis le début de la saison avec l’équipe, je pense que l’on peut être fiers de nos performances.
Était-il planifié d’attaquer dans la Redoute ?
Honnêtement, non, ce n’était pas le plan. Je voulais attendre de voir quelle était la situation à ce moment de la course. Je savais que Pavel (Sivakov) et Brandon (McNulty) étaient toujours là en soutien si nécessaire, ils marchaient très fort. Parfois, il ne faut pas suivre le plan mais plutôt la façon dont on sent les choses et c’est ce que j’ai fait en partant tout seul à ce moment-là.
« QUELQUE CHOSE QUE JE N’AURAIS JAMAIS IMAGINÉ »
Tu ne cesses d’affoler les compteurs et ton nom va prendre de plus en plus d’épaisseur dans les livres d’histoire du cyclisme…
On me demande sans arrêt si j’ai conscience d’écrire l’histoire, où ce que ça me procure, mais comme je le répète à chaque fois, je ne cherche pas à écrire l’histoire, je m’amuse. Je veux simplement prendre du plaisir sur le vélo. Rien d’autre.
De quoi es-tu le plus heureux et le plus fier au moment de tirer le bilan de ces Classiques 2025 ?
Forcément, les victoires sont toujours très marquantes mais je dois avouer que s’il y a une chose à ressortir, c’est quand même cette première expérience à Roubaix. C’était quelque chose que je n’aurais jamais imaginé pouvoir réaliser. De façon plus générale, je garderai de très bons souvenirs de ce printemps, c’est sûr. C’était parfait, je suis super heureux de la façon dont ça s’est déroulé.
« JE N’IMAGINE PAS VRAIMENT REPRODUIRE CE SCHÉMA »
Quel va être ton programme ces prochaines semaines ?
Je vais me reposer, passer du temps en famille puis dans un second temps, je lancerai ma préparation pour les courses de cet été.
Imagines-tu réitérer ces prochaines années, avoir un calendrier de Classiques similaire avec autant de gros rendez-vous ?
Je ne sais pas, ça dépend forcément du plan global sur l’ensemble de la saison. Si je veux faire le Giro, il est compliqué d’imaginer disputer toutes ces Classiques comme je l’ai fait cette année. Avec le printemps que je viens de réaliser, si je devais aller sur le Giro, je rentrerais sûrement à la maison après une semaine de course… Il faut toujours des moments de récupération, des périodes de décontraction, en famille, avec moins de vélo, pour ne pas exploser mentalement. Je n’imagine pas vraiment reproduire ce schéma tous les ans, ça me semble très compliqué.
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