Erica Magnaldi leader d'un jour

Crédit photo Florian Frison - DirectVelo

Crédit photo Florian Frison - DirectVelo

Erica Magnaldi est comme dans son jardin à Chambéry. 2e puis 3e ces deux dernières années, l'Italienne d'UAE Team ADQ a trouvé la poule aux oeufs d'or en ce dimanche de Pâques et a enfin levé les bras (voir le classement). "Après avoir été battue deux fois au sprint, je voulais être sûre que personne ne pouvait me battre", réagit-elle pour DirectVelo. C'est pourquoi elle a pris les devants pour s'isoler à environ 15 kilomètres de l'arrivée. "Si j'arrivais seule, j'étais sûre de gagner".


« TOUR APRÈS TOUR, JE SUIS DE MIEUX EN MIEUX »

Si le circuit de Chambéry lui réussit si bien, c'est qu'il est adapté à ses qualités. "C'est vraiment dur. Il n'y a jamais de temps de récupération. C'est ma force de récupérer rapidement des efforts. C'est aussi un circuit technique et je suis bonne quand c'est vraiment technique. Tour après tour, je suis de mieux en mieux et c'est ce qui me plait ici", analyse-t-elle.

Alors que le premier front disputait l'Amstel Gold Race ce dimanche, Erica Magnaldi avait carte blanche en Savoie. "J'étais heureuse d'avoir la chance d'être leader ici parce que quand on est avec Elisa (Longo Borghini, NDLR), je travaille à 100% pour elle et il y a de très bonnes coureuses dans l'équipe, donc c'est bien de séparer les fronts pour donner sa chance à tout le monde, ajoute-t-elle. L'équipe a beaucoup progressé mais il me manquait un résultat personnel".

L'ATTAQUE AU BON MOMENT

La tactique des UAE Team ADQ était de rendre la course difficile pour écrémer le peloton jusqu'à se retrouver à cinq à l'avant : Erica Magnaldi et sa coéquipière Greta Marturano, Léa Curinier (FDJ-Suez), ainsi que Barbara Malcotti et Mona Mitterwallner, les deux d'Human Powered Health. "Chacune attaquait, l'une après l'autre. Tout le monde avait pioché dans ses réserves et quand j'ai senti que c'était le bon moment, j'ai essayé d'y aller seule et ça a marché".

Avec cette première victoire UCI depuis son succès au Tour d'Ardèche en 2018 (voir sa fiche DV), la Transalpine a donc profité de son statut de leader d'un jour. Dès mercredi, elle retrouvera son rôle d'équipière pour Elisa Longo Borghini. Ensuite, place aux courses par étapes, "c'est ce que je préfère", avec la Vuelta (15e en 2024), les Tours du Pays Basque et de Burgos. "C'est le gros objectif de la saison. Jusqu'à maintenant, je manquais un peu de résultats, j'espère que cette victoire marque le début de quelque chose".

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