Florian Dauphin : « Arenberg, c'est horrible »

Crédit photo Ronan Caroff - DirectVelo

Crédit photo Ronan Caroff - DirectVelo

Florian Dauphin faisait partie de la cohorte de néophytes de Paris-Roubaix, ce dimanche, au départ de Compiègne. Et pour son premier essai dans la Reine des classiques, le représentant de TotalEnergies retient la dureté de l'effort. "Je n'ai jamais fini dans cet état-là. C'est mon premier Paris-Roubaix et avant cette course, je n'avais jamais fait plus long que 220 km, là avec le fictif ça fait 266", déclare-t-il à DirectVelo dans le vélodrome de Roubaix. "Paris-Roubaix, c'était à fond tout le temps, ça roulait à bloc avec vent de dos. J'ai fini dans un état... je suis cuit".


Le vainqueur du Challenge DirectVelo 2023 termine dans le Top 25 (voir classement) à la place anecdotique de premier Français. Il a mesuré que ce n'était pas une course comme les autres. "J'ai de la fierté, vu la vitesse et le niveau qui augmentent chaque année. 40 bornes avant le premier secteur ça frottait déjà pour être placé. Il n'y a jamais de temps mort. On part en combinaison manche courte".

Le coureur de 26 ans s'est tout de même senti sur son terrain sur les pavés. "Je suis plutôt agile sur le vélo, je fais pas mal de gravel, rappelle-t-il. Sur le premier secteur, j'ai vu plusieurs coureurs en difficulté sur la boue, alors que ça pouvait m'avantager mais les autres secteurs étaient quand même secs. La Trouée d'Arenberg, c'est horrible. Par rapport aux autres secteurs, ça n'a rien à voir". Cette première expérience lui donne bien envie de revenir. "Roubaix, c'est une course qui me correspond, je ne suis pas très fort sur les tests mais j'ai de l'endurance, je ne lâche rien". Revenir, d'accord, mais après un bon massage et du repos. "Sur le moment, je n'ai pas envie de le refaire mais je reviendrai, oui".

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